Depuis une quinzaine d'années, Erci Guéret tourne des documentaires de société, filmant sur de très longues périodes, en immersion totale avec ses personnages. Il a recueilli, entre autres, les confidences des enfants de la rue au Sénégal, des militants de Greenpeace et des femmes sans domicile fixe à Paris. Il s'est attaqué au sujet brulant de la radioactivité, en collaboration avec la journaliste Laure Noualhat. Il explique son documentaire dans une interview accordée au WWF.
" Il ne s'agit pas d'un reportage militant, support de propagande anti-nucléaire mais bel et bien d'un travail d'investigation qui, selon la déontologie de notre métier de journaliste, cherche à rendre compte, avec le plus d'impartialité possible, de la réalité des faits. Car il faut bien l'admettre, alors qu'il impacte considérablement la vie des gens, le nucléaire demeure l'un des secteurs les plus opaques dans notre pays.
On sait très peu de choses, au fond, et l'Etat entretient l'idée que c'est un sujet trop technique pour être appréhendé par le grand public. Une façon de clore le débat et d'éviter les remises en question. Un délit de désinformation, en somme, pour faire taire la cr
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La journaliste Laure Noualhat nous apprend que c'est près de 13 % des matières radioactives produites par le parc nucléaire français qui restent en Sibérie, dans le complexe atomique de Tomsk-7, une ville secrète de 30 000 habitants, interdite aux journalistes. " Là-bas, chaque année, depuis le milieu des années 1990, 108 tonnes d'uranium appauvri issues des centrales françaises viennent, dans des containers, se ranger sur un grand parking à ciel ouvert ", révèle-t-elle dans un article de Libération.
Découvrez sur Arte une vérité qui dérange. En pleine prise de conscience des menaces de réchauffement climatique, les industriels et certains politiques nous présentent l'énergie nucléaire comme la solution d'avenir, une énergie propre, maîtrisée, sans impact sur l'environnement et la santé. Parfois même, une énergie qui s'inscrit dans le " développement durable ".
Mais l'énergie nucléaire est-elle aussi propre qu'on nous le dit ?
" Après le Monde selon Monsanto, dans la lignée de ses grandes investigations, Arte avait décidé de s'attaquer à un autre grand tabou. L'industrie du nucléaire était un sujet en or qui n'a pas effrayé la chaîne franco-allemande. Peut-être que sa double nationalité, lui permettant de jouir d'une plus grande liberté, a facilité les choses. D'autant que l'Allemagne a choisi de sortir progressivement du nucléaire... Je ne suis pas sûr que les chaînes publiques françaises auraient accepté de programmer mon film ", livre au WWF le réalisateur Eric Guéret.
En partant à la quête de " la vérité sur les déchets ", Eric Guéret et Laure Noualhat abordent le sujet tabou du nucléaire par sa zone la plus sombre.
Déchets, le cauchemar du nucléaire
Réalisateur : Eric Guéret
Auteurs : Laure Noualhat et Eric Guéret
Avec la participation de Michèle Rivasi et Jean-Luc Thierry
Production : ARTE France, Bonne pioche, en association avec Sundance Channel
France (2009, 97' mn)
Rediffusion jeudi 15 octobre à 09H55 et jeudi 5 novembre à 03H00
(France, 2009, 98mn) sur Arte France
Ce film a été sélectionné pour le prix Europa 2009 dans la catégorie "TV Current Affairs".
Proclamation des résultats : le 24 octobre 2009.
Regarder la bande-annonce sur le site d'Arte ainsi que les interviews des auteurs du film.













