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Nocivité des ondes sur la santé : le doute est confirmé


Sommaire
1 - Nocivité des ondes sur la santé : le doute est confirmé
2 - Une réduction des expositions aux ondes électromagnétiques est préconisée
3 - Le signal d'alerte est lancé : les associations sont satisfaites
Publié Le 16 Octobre 2009 à 23h41
 
Janine Le Calvez, présidente de l'association PRIARTEM (Pour une réglementation des implantations d'antennes relais de téléphonie mobile)

Les associations se montrent plutôt favorables au rapport de l'Afsset et se félicitent " de la rupture induite par ce nouvel avis officiel qui ose reconnaître une incertitude scientifique en matière de téléphonie mobile. "

Pour elles, cet avis est en rupture avec les expertises passées. L'incertitude de l'Afsset sur les effets des radiofréquences doit déboucher selon elles, sur une application du principe de précaution, c'est-à-dire une baisse des seuils d'exposition aux ondes électromagnétiques.

Une "onde de choc"

Janine Le Calvez, Présidente de l'association Priartém (Pour une Réglementation des Implantations d'Antennes Relais de Téléphonie Mobile), et Stephen Kerckhove, représentant de l'association Agir pour l'environnement , ont émis leur satisfaction concernant le nouveau rapport de l'Afsset sur la téléphonie mobile. D'après leur propos, celui-ci constitue une véritable " onde de choc qui va modifier fondamentalement l'appréhension du dossier de la téléphonie mobile en termes de santé publique ".

Ces deux associations, qui ont été invitées en tant qu'observateur à suivre l'intégralité des débats, mettent en avant l'avis de l'Afsset qui pour la première fois, considère la téléphonie mobile comme un domaine " incertain ".

En effet, le rapport souligne " qu'il existe des signaux suffisants d'effets biologiques et dès lors qu'une exposition environnementale peut être réduite, cette réduction doit être envisagée, en particulier par la mise en oeuvre des meilleurs technologies disponibles à des coûts économiquement acceptables. "

Pour les associations, cette proposition de l'Afsset est en droite ligne de ce qu'elles proposaient durant le Grenelle des ondes, sans être entendues par les Ministères.

"Il est aujourd'hui impossible que les pouvoirs publics ne prennent pas en considération une réduction des expositions aux radiofréquences", précisent-elles. " Les associations appellent donc la Ministre de la Santé et les députés à la responsabilité et les invitent à agir rapidement notamment en amendant le projet de loi Grenelle 2. "

Appliquer le principe de précaution pour la téléphonie mobile

L' association France Nature Environnement est, quant à elle, satisfaite que l'AFSSET se démarque du discours rassurant des opérateurs de téléphonie mobile.

" Ce rapport permet de faire le point sur l'état des connaissances scientifiques et de mettre les politiques devant leur devoir : appliquer le principe de précaution. L'AFSSET se démarque du propos du Premier ministre selon lequel les antennes ne présentent pas de problèmes ", indique Arnaud Gossement, porte-parole de FNE.

Pour José CAMBOU, pilote du réseau santé-environnement de FNE, représentante de France Nature Environnement au conseil d'administration de l'AFSSET et membre du comité de suivi de la table ronde " Radiofréquences, santé, environnement " : " Nous sommes vraiment à un tournant. Pour la première fois, en France, nous avons un avis qui prouve qu'il existe des études sérieuses qui donnent des signaux d'alerte. En matière de santé-environnement, entre les premiers signaux d'alerte et les maladies qui apparaissent, il peut se passer dix ou quinze ans. Voilà pourquoi il est capital, dès aujourd'hui, d'aller plus loin, tant dans la connaissance que dans la protection de l'ensemble de la population, avec une priorité pour les jeunes. "

Ainsi, faute de pouvoir prouver l'inexistence d'un risque, le rapport suggère "l'usage modéré des technologies sans fil ". A bon entendeur....

Emilie Villeneuve