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20 millions de réfugiés climatiques en 2008, un milliard en 2050 ?

Publié Le 10 Décembre 2009 à 11h36
 
On a compté 20 millions de "réfugiés climatiques" en 2008 selon une étude de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM). Ces " réfugiés " seront de plus en plus nombreux les prochaines années à venir. Leur nombre pourrait atteindre le milliard d'ici quarante ans.

Publié au deuxième jour de la conférence de Copenhague sur le climat, le rapport de l'OIM, intitulé Migration, environnement et changement climatiques, souligne la nécessité d'accroitre les efforts de gestion des mouvements de populations internes et transfrontaliers qui ont lieu à cause du changement climatique et de la dégradation de l'environnement.

Le rapport indique que ces mouvements humains à grande échelle sont inévitables et qu'ils sont déjà en marche. Aujourd'hui, ces flux s'effectuent surtout à l'intérieur des pays ou vers les pays voisins, mais la crainte de voir des millions de personnes pauvres se diriger vers les pays riches en raison du changement climatique est réelle.

Par exemple, au Mali, les flux s'effectuent du nord vers le sud et vers les côtes d'Afrique de l'ouest. Il s'agit pour eux d'une stratégie spontanée d'adaptation à la sécheresse. Le pays reconnait également que cette migration interne ajoute une pression supplémentaire sur un écosystème déjà fragile.

Les régions qui seront touchées principalement par ces " migrations climatiques " seront l'Afghanistan, le Bangladesh, la majeure partie de l'Amérique centrale, des portions de l'Afrique de l'Ouest et de l'Asie du Sud-Est.

L'OIM estime ainsi que le nombre de catastrophes naturelles a plus que doublé en vingt ans. Entre 1979 et 2008, 718 millions de personnes ont été victimes de tempêtes alors que 1,6 milliard de personnes ont été touchées par la sécheresse.

Les inondations et la montée du niveau des mers ont des répercussions très graves sur les populations vivant sur les zones côtières : 634 millions de personnes dans le monde vivent à 10 mètres ou moins du niveau de la mer.

L'ampleur potentielle de ces mouvements de "migrations climatiques" futurs nécessitera d'apporter un soutien international aux pays les moins avancés qui sont les plus touchés par la migration environnementale interne et transfrontière. En effet, il est clair que ces pays n'auront pas la capacité ou les ressources pour gérer de tels flux.

Et le rapport de l'OIM met malheureusement en évidence les carences politiques préoccupantes des pays industrialisé pour faire face à la migration environnementale...

Lire le rapport de L'OIM

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Stella Giani