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2001-2010, décennie la plus chaude jamais enregistrée

Publié Le 3 Décembre 2010 à 19h44
 
2010 sera probablement l'une des années les plus chaudes jamais connues selon l'Organisation météorologique mondiale (OMM).

L'OMM a annoncé hier que 2010 s'inscrivait ("presque certainement") dans les trois années les plus chaudes depuis 1850 (l'estimation finale sera faite en février prochain). Seules deux autres années, 1998 et 2005, ont été un peu plus chaudes.

"2001-2010 a atteint un nouveau record. Ce sera la décennie la plus chaude jamais enregistrée", a ainsi expliqué Michel Jarraud, secrétaire général de l'Organisation météorologique mondiale (OMM), au cours d'une conférence de presse tenue en marge de la conférence de l'ONU sur la lutte contre le changement climatique à Cancun, au Mexique. "Si rien n'est fait, les températures vont continuer à grimper", a-t-il ajouté.

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L'étalon de référence pour la température moyenne du globe (surface de la mer et de la terre) est de 14°C, la moyenne enregistrée entre 1961 et 1990. 1998 était de 0,53°C au-dessus et 2005 de 0,52°C. Pour la période de janvier à octobre 2010, la hausse était de 0,55°C, plus ou moins 0,11°.

Les températures à la surface de la terre étaient "au-dessus de la normale dans la plupart des régions du monde", précise ainsi l'OMM.

Au Canada et au Groenland, les températures annuelles moyennes ont ainsi dépassé de 3°C ou plus la normale dans certaines régions. La superficie de la calotte arctique "a encore atteint un niveau très, très faible, le troisième plus bas" jamais enregistré, a précisé M. Jarraud. Dans la partie nord de l'Afrique et de l'Asie du Sud, jusqu'à la moitié occidentale de la Chine, le mercure est monté à 3°C au-dessus de la normale quasiment partout.

Il faut noter que l'année 2010 a été marquée par deux événements météorologiques exceptionnels: une canicule meurtrière en Russie, durant laquelle une température record de 38,2 degrés Celsius a été enregistrée à Moscou, et des inondations catastrophiques au Pakistan provoquées par des pluies de mousson exceptionnellement abondantes.

Si une vague de froid perturbe actuellement la vie quotidienne des Européens, M. Jarraud prévient que les périodes de grand froid au niveau régional ne permettent pas de juger la température globale. Ainsi, même si l'Europe est sous la neige, l'Organisation météorologique mondiale montrent qu'à l'échelle globale le mercure continue de monter.

Pour lire le communiqué de l'OMM, cliquez ici.

Mathilde Emery