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Affaire de la viande de cheval : heureusement, il y a la viande bio

Publié Le 14 Février 2013 à 11h59
 
Le scandale de la fraude à la viande de cheval dans les plats préparés montre toute l'importance de choisir des produits bio pour lesquels la traçabilité est une exigence règlementaire fondamentale.

Si des consommateurs doutaient encore des avantages du bio, l'affaire de la viande de cheval mélangée à de la viande de boeuf va devoir les faire réfléchir. Les produits bio sont en effet soumis à des règles de production et de transformation très exigeantes, concernant notamment la traçabilité, et à des contrôles draconiens, dont certains sont inopinés, effectués par des organismes certificateurs indépendants comme Ecocert, ou Demeter.

Les transformateurs qui vendent des produits contenant de la viande bio doivent ainsi respecter un cahier des charges européen très précis les obligeant à mentionner sur les étiquettes le lieu ou les animaux sont nés, le lieu ils ont élevés et le lieu ou ils ont été abattus.

Mais, attention, cela ne veut pas dire que le mélange de viandes de boeuf, de porc, et de mouton..., et provenant de différents pays, est interdit dans le bio. Si les viandes utilisées sont toutes bio, le mélange est possible, mais à condition que les emballages le signalent et ne portent pas la mention " 100% pur boeuf ". Il faut donc toujours bien lire les étiquettes.

La marque Picard, par exemple, précise sur l'emballage de ses " biftecks hachés bio pur boeuf " que : " Les animaux sont nés, élevés et abattus en France. Ils sont nourris avec des aliments contrôlés et produits conformément à la règlementation en vigueur sur le mode de production biologique. Ils sont issus d'exploitations qui préservent les ressources naturelles (eau, sol, air...). Ils sont élaborés à partir de muscles sélectionnés et notamment des pièces à rôtir (macreuse, tranche, rumstecks...) ".

Les produits bio transformés portant le logo AB offrent donc une garantie d'origine et de qualité que l'on ne retrouve pas dans les produits non bio.

Rappelons par ailleurs que les animaux bio sont élevés en plein air, au moins 9 mois sur 12, qu'ils sont nourris avec des aliments biologiques cultivés sans pesticides, que les OGM sont exclus, que les antibiotiques et les traitements hormonaux sont ,sauf dans des cas d'exception, interdits, que le bien-être animal doit être respecté...

Plein de bonnes raisons de consommer bio...

Hervé de Malières