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Agriculture: le bio s'impose comme le modèle à suivre


Sommaire
1 - L'agriculture bio : un strict cahier des charges
2 - Le bio : un moteur en marche
3 - Agriculture raisonnée et agriculture durable
4 - Certification environnementale : le pari sera-t-il tenu ?
Publié Le 4 Juillet 2011 à 14h42
 

Agriculture raisonnée : un manque de visibilité

C'est en 1993 que l'Association FARRE (Forum pour une Agriculture Raisonnée Respectueuse de l'Environnement) lance le concept " d'agriculture raisonnée ", qui souhaite également mieux préserver l'environnement.

" Les deux grandes différences avec l'agriculture biologique " explique Claude Richard, responsable des relations presse de FARRE, " sont le niveau d'approche et le niveau d'exigence ". En effet, l'agriculture biologique favorise une approche par production/filière - une exploitation n'est pas forcément certifiée bio dans sa globalité, alors que l'agriculture raisonnée a une approche globale de la gestion de l'exploitation. Et rappelons que cette dernière permet l'utilisation de produits phytosanitaires " quand cela est nécessaire et justifié ", alors que le bio exclut tout produit de synthèse.

L'agriculture raisonnée ne possède pas de cadre réglementaire européen, chaque pays ayant ses critères spécifiques. En France, une exploitation agricole peut être certifiée si elle satisfait aux exigences contenues dans le référentiel national de l'agriculture raisonnée - qui relève du Ministère de l'Agriculture - mis en place depuis 2002. A ce jour, 3000 exploitations sont certifiées.

Ce référentiel inclut de nombreuses thématiques, tels que la connaissance de son exploitation et de son environnement (de nombreux agriculteurs ont ainsi suivi des formations), la gestion des sols, la fertilisation minérale et organique (en réduisant les risques de pollution du milieu naturel par les fertilisants)...

Cette démarche globale en France souffre pourtant d'une faible reconnaissance : " c'est une approche d'exploitation, mais il n'y a pas de logos ou de signes apparents sur les produits " déplore C. Richard. Comment le consommateur peut-il connaître les démarches engagées par les agriculteurs ?

Agriculture durable : un réseau de groupes locaux

Des groupes de paysans travaillent depuis de nombreuses années à une agriculture plus autonome et économe. Leur démarche : moins d'engrais, moins de pesticides et moins d'aliments pour le bétail. Mais " moins " n'est ce pas encore trop ? Le Réseau Agriculture Durable a été fondé en 1994. Environ 2000 exploitations travaillent dans ce sens.