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Alerte santé : le Bisphénol A pénètre directement dans le sang par les muqueuses buccales

Publié Le 13 Juin 2013 à 09h47
 
Selon une nouvelle étude de l'INRA, la pénétration dans le sang de bisphénol A est 100 fois supérieure par la voie sublinguale comparée à la voie digestive. Ce qui veut dire que le foie est court-circuité. Une information capitale qui doit nous conduire à éliminer de notre consommation les produits contenant ce perturbateur endocrinien dangereux pour la santé.

Différentes études ont démontré que le bisphénol A passait dans notre organisme par voie digestive, par voie cutanée et par inhalation. Mais aujourd'hui c'est une quatrième voie d'entrée qui vient d'être confirmée grâce à une nouvelle étude menée par l'INRA (Institut National de la Recherche Agronomique) et l'Ecole Nationale Vétérinaire de Toulouse. Cette étude vient en effet de révéler, et ceci pour la première fois, que ce perturbateur endocrinien très toxique pour la santé, tout particulièrement chez les enfants à naitre pendant la grossesse, les nourrissons et les enfants, passait directement dans le sang via les muqueuses da la langue et de la bouche. Et les auteurs de l'étude publiée ce 11 juin dans la revue " Environmental Health Perspectives " ont constaté que "cette porte d'entrée dans l'organisme conduit à des concentrations sanguines près de 100 fois supérieures à celles attendues lorsque la même quantité de BPA est absorbée au niveau intestinal".

Cette constatation faite chez l'animal (chien), si elle est confirmée chez l'homme, est alarmante car cela voudrait dire que les bisphénol A peut entrer directement dans le sang par la voie sublinguale très vascularisée sans passer par le foie dont le rôle est d'éliminer les produits toxiques de l'organisme.

Bisphénol A : les risques potentiels pour la santé

L'Anses (Agence Nationale de la sécurité sanitaire) a publié en avril 2013, après trois années de travail, les résultats de l'évaluation des risques sanitaires associés au bisphénol A. Ce travail a été réalisé dans le cadre d'une expertise collective, pluridisciplinaire et contradictoire, par un groupe de travail spécifiquement dédié aux perturbateurs endocriniens, avec l'appui de plusieurs collectifs d'experts de l'Agence. Il s'est fondé sur une revue de toutes les études disponibles au plan international et sur le résultat de campagnes de mesure diligentées par l'Agence sur la présence de bisphénol A dans les différents milieux auxquels la population peut être exposée.

Et dans son avis l'Anses a confirmé la toxicité du bisphénol A pour la santé en particulier pour la femme enceinte au regard des risques potentiels pour l'enfant à naître. Les effets identifiés portent sur une modification de la structure de la glande mammaire chez l'enfant à naître qui pourrait favoriser un développement tumoral ultérieur. L'Agence a pris en compte, pour la première fois, une estimation des expositions réelles de la population au bisphénol A par voie alimentaire, mais aussi par inhalation (via l'air ambiant) et par voie cutanée (au contact de produits de consommation).

Selon l'Anses l'alimentation contribue à plus de 80% de l'exposition de la population. Les principales sources d'exposition alimentaire sont les produits conditionnés en boîtes de conserve qui représentent environ 50% de l'exposition alimentaire totale. L'Agence a également identifié l'eau distribuée en bonbonnes de polycarbonate comme une source conséquente d'exposition au bisphénol A, ainsi que la manipulation de papiers thermiques (tickets de caisse, reçus de cartes bancaires, ...), en particulier dans un cadre professionnel.

En pratique l'avis de l'ANSES, et les résultats de la nouvelle étude de l'INRA et de l'Ecole Vétérinaire de Toulouse doivent nous conduire à éviter tous les produits de consommation contenant du bisphénol A, tout particulièrement chez les femmes enceintes , les nouveaux nés et les enfants.

Hervé de Malières


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