Barcelone, dernière marche avant Copenhague


Sommaire
1 - Barcelone, dernière marche avant Copenhague
2 - Ban Ki-moon optimiste... et réaliste
Publié Le 5 Novembre 2009 à 12h07
 
C'est à Barcelone que s'est ouvert lundi le dernier cycle de négociations sur la lutte contre les changements climatiques, avant le Sommet de Copenhague. Des négociations qui devraient amener à un nouvel accord solide pour lutter contre le réchauffement de la planète. Mais selon le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, un tel accord ne sera pas forcément scellé d'ici la fin de l'année.
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Il ne reste plus que quelques semaines avant que les gouvernements du monde entier accordent leurs violons sur un traité destiné à succéder au Protocole de Kyoto, qui expire en 2012, sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Les pays développés et les pays en développement ont 5 jours pour se mettre d'accord sur les questions telles que le financement pour aider à s'adapter aux changements climatiques, la coopération technologique et les mesures pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et la déforestation dans les pays en développement.

" Après près de deux ans de négociations, l'heure fatidique approche ", a souligné Yvo de Boer, secrétaire exécutif de la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC).

Devant plus de 4 000 participants de 181 pays, il a insisté, le lundi 2 novembre, sur la nécessité d'un accord sur les contributions financières des pays industrialisés est notamment nécessaire avant le sommet de Copenhague, qui s'ouvrira le 7 décembre prochain au Danemark.

" Les objectifs des pays industrialisés actuellement sur la table manquent clairement d'ambition ", a déclaré Yvo de Boer, prenant pour référence l'étude du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC) qui estime que, d'ici à 2050, ces pays devraient réduire leurs émissions de 25 à 40 % par rapport aux niveaux de 1990 tandis que les émissions mondiales devraient être réduites de moitié, si l'on veut éviter les pires effets du changement climatique.

Greenpeace investit à cette occasion la cathédrale de la Sagrada Familia

Les activistes de Greenpeace ont déployé des banderoles appelant à sauver le climat hier sur la célèbre cathédrale de Barcelone.

" Malgré le peu d'avancées obtenues jusqu'à présent, cette action est une façon pour nous de rappeller qu'il est encore temps de trouver un accord à la hauteur des enjeux climatiques. Ce qui manque, c'est la volonté politique, en particulier de la part des Etats-Unis. De son côté, la semaine dernière, l'Union Européenne s'est montrée bien timide sur la question de l'aide à apporter aux pays en développement pour faire face aux changements climatiques en cours ", explique l'association.

Greenpeace appelle donc les pays riches à saisir la chance de cette dernière session de négociations pour être enfin à la hauteur du défi climatique.

N'hésitez pas à signer la pétition " Ultimatum Climatique ".