Le rapport souligne que la prise en compte du changement d'affectation des sols peut changer la donne du bilan global positif des biocarburants. Ce bilan tournerait vite en catastrophe écologique.
Intensification des cultures, destruction des forêts...
Pour Sébastien Godinot, des Amis de la Terre, " Si l'on intègre l'effet du changement d'affectation des sols indirect aux résultats de l'étude, le jugement est sans appel : l'huile de palme, produite après avoir rasé des forêts, destinée à produire des agrocarburants, est une catastrophe climatique ! En intégrant les émissions dues à la déforestation en Indonésie, le bilan GES de l'huile de colza est le double de celui du diesel qu'il remplace ".
En conclusion, selon l'étude du bureau d'étude Bio Intelligence Service, il est nécessaire " de lever cette incertitude qui plane au dessus de l'intérêt environnemental des biocarburants européens, par rapport aux évènements à l'échelle de la planète, par des travaux approfondis et dépassionnés ".
Pour le Réseau Action Climat, la France doit soutenir une prise en compte rigoureuse du changement d'affectation des sols de la production d'agrocarburant au niveau européen et international.
Emilie Villeneuve












