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Biodiversité : deux pistes pour améliorer son expertise

Publié Le 23 Mai 2011 à 21h22
 
L'identification des spécialistes de la biodiversité et la création d'un réseau d'experts viennent d'être proposés au Ministère de l'Ecologie pour mieux gérer la biodiversité.

Les mécanismes à l'oeuvre dans les milieux naturels sont très complexes. Et il nous est difficile de les comprendre, de les modéliser, de prévoir les conséquences d'une modification d'une de leurs composantes. Pourtant les décideurs publics et privés ont besoin de pouvoir accéder à une expertise solide, qui puisse éclairer leurs choix pour une meilleure intégration de la biodiversité dans toutes les activités humaines.

C'est pourquoi Yvon Le Maho, Président du conseil scientifique du patrimoine naturel et de la biodiversité, et Julien Boucher, maître des requêtes au Conseil d'Etat, ont été chargés d'analyser la situation en France mais aussi celle de pays voisins - comme l'Allemagne, l' Espagne, le Royaume- Uni, et la Suède.
Ils viennent de remettre leur rapport à Nathalie Kosciusko-Morizet, Ministre de l'Écologie qui précise les orientations de l'organisation française de l'expertise en matière de biodiversité.

Dans ce rapport ils proposent deux pistes de travail principales :

- l'identification d'un réseau de personnes réparties dans les unités et spécialisées dans
cette fonction pour assurer, sur le long terme, la collecte et la pérennité des données de recherche relatives à la biodiversité et l'amélioration du fonctionnement en réseau des organismes détenteurs de capacité d'expertise ;
- et la constitution d'un Groupement d'intérêt public, regroupant les organismes détenant l'expertise et les principaux demandeurs publics l'Etat et les collectivités.

Bien entendu, l'articulation avec la réflexion sur une Agence de la Nature, qui se poursuit, devra être assurée.

" Une des orientations de la nouvelle stratégie nationale de la biodiversité vise
à assurer la cohérence des politiques et l'efficacité de l'action. Cet objectif ne pourra être
atteint sans une expertise transparente, collégiale et mieux organisée. C'est un préalable pour appuyer l'ensemble des décisions publiques et pouvoir respecter notre engagement de reconquête de la diversité biologique dans notre pays "
a souligné Nathalie Kosciusko-Morizet.

Christina Vieira