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Biodiversité : la faune de la Réunion hautement menacée


Sommaire
1 - L'Homme est à l'origine de la plupart des extinctions des espèces endémiques
2 - Un patrimoine naturel hautement menacé
Publié Le 8 Juillet 2010 à 10h22
 
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L'île de La Réunion héberge de nombreuses espèces qui ne se rencontrent nulle part ailleurs. " Ces espèces confèrent à la France, garante de leur survie sur la planète, une très forte responsabilité patrimoniale ", souligne l'UICN.

Parmi les reptiles terrestres

Les trois espèces indigènes présentes à La Réunion sont toutes menacées. Le gecko vert de Bourbon, victime de la dégradation et de la fragmentation de son habitat forestier, est classé dans la catégorie "En danger" tandis que le gecko vert de Manapany est " En danger critique d'extinction " de part par l'urbanisation et les plantes exotiques envahissantes qui entraînent la dégradation de son habitat.

Chez les insectes

Une espèce de papillons de jour sur sept et plus d'une espèce de libellules et demoiselles sur cinq sont menacées de disparition. Parmi ces espèces, le salamide d'Augustine, un papillon "En danger critique d'extinction", est affecté par la raréfaction du bois d'ortie, son unique plante nourricière.

Dans les eaux douces

Un tiers des poissons et près de la moitié des macro-crustacés sont menacés, principalement par la surpêche et les aménagements de rivières qui entravent leur migration. C'est le cas par exemple de la chevrette australe, une crevette classée "Vulnérable", et de l'anguille du Mozambique, "En danger critique d'extinction", très prisée par les pêcheurs et les braconniers et dont la survie dépend de sa libre circulation entre le milieu d'eau douce et le milieu marin.

Quant au milieu marin

L'urbanisation croissante du littoral et le développement des activités humaines dans les eaux côtières fragilisent des espèces comme la baleine à bosse et la tortue verte, respectivement classées "Vulnérable" et "En danger". La tortue verte, dont la chair et les oeufs ont été massivement consommés jusque dans les années 1980, est désormais protégée depuis 1983, mais elle fait encore parfois l'objet d'actes de braconnage.

Quelles actions ?

" Pour répondre à la situation préoccupante de nombreuses espèces, d'importants efforts de conservation sont déployés à La Réunion par les associations locales, les scientifiques, les gestionnaires d'espaces naturels et les autorités locales. Un programme de lutte contre les rats a par exemple été mis en place pour préserver les derniers tuit-tuit. Des plages ont été réhabilitées pour offrir aux Tortues vertes de nouveaux sites de pontes. Une charte pour une approche et une observation responsables des baleines à bosse a été réalisée pour assurer la tranquillité de ces espèces en mer. Plusieurs plans nationaux d'action sont en cours d'élaboration pour les espèces les plus menacées. Et de nombreux espaces naturels de l'île bénéficient d'aires protégées.

Il s'agit désormais de ne pas relâcher les efforts, pour assurer toutes les chances de préserver ce patrimoine naturel exceptionnel mais hautement menacé ", conclut l'UICN.

Après la Réunion, la Guadeloupe sera bientôt également examinée à la loupe.

Emilie Villeneuve

Accéder au dossier de l'UICN