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Cet hiver, choyez la biodiversité dans votre jardin !


Sommaire
1 - A bas les produits chimiques, vive les espèces indigènes !
2 - Protéger les plantes par un paillage écologique
3 - En hiver : nourrir les oiseaux et choyer les insectes
Publié Le 3 Janvier 2011 à 17h26
 
Être un jardinier responsable, c'est également favoriser la biodiversité dans son jardin. Quelques gestes simple peuvent aider plantes et animaux à surmonter la rudesse des températures hivernales.
Aujourd'hui de nombreux jardiniers aménagent leurs jardins en respectant la faune et la flore. Ils s'unissent et créent ensemble des réseaux de jardins dédiés à la biodiversité. Pour participer à ces mouvements éco-citoyens, quelques gestes de base permettent de favoriser insectes pollinisateurs, lombrics, coccinelles, oiseaux (...) jouant un rôle indispensable dans les mini-écosystèmes que sont nos jardins.

A bas les produits chimiques, vive les espèces indigènes !

Ainsi, le premier des éco-gestes en faveur de la biodiversité est le bannissement des produits phytosanitaires dans l'entretien de son carré de pelouse. Pauvre en espèces animales et végétales, le gazon est un obstacle à la biodiversité dans un jardin et son entretien est à la fois coûteux et gourmand en matière de pesticides et d'engrais. Il est donc nécessaire de changer sa vision du jardin et laisser la nature reprendre ses droits. Pourquoi ne pas consacrer un recoin de nature sauvage dans son jardin, libre de toute intervention?

A l'heure où l'on parle de corridors écologiques (ou biocorridors), faciliter les continuités entre espaces naturels peut également se faire par la plantation de haies écologiques, l'aménagement d'une mare, la disposition de nichoirs et mangeoires à oiseaux (pour les mésanges, moineaux, rouges-gorges...), d'abris pour les insectes auxiliaires tels que les abeilles et micro guêpes solitaires.

Beaucoup de jardiniers pro-biodiversité conseillent également de troquer les Buddleias et Lauriers-feuilles qui ont envahis une partie du jardin par des essences indigènes. Planter des espèces locales est effectivement une démarche rationnelle car plus adaptées au climat, elles nécessitent moins d'entretien et sont plus accueillantes pour la faune locale qui y élira domicile. Parmi les espèces recommandées : le charme, le chêne sessile (végétaux marcescents, qui ont l'avantage de garder des feuilles jusqu'en mars), le fusain d'Europe, le cornouiller sanguin, l'églantier, le noisetier, l'érable champêtre, le prunellier, l'aubépine monogyne, la viorne lantane et la viorne aubier.