Deux réseaux de jardiniers oeuvrant pour la biodiversité existent : les refuges de la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO) et les jardins de Noé de l'association Noé Conservation.
" Les Refuges LPO des zones urbaines, périurbaines ou rurales participent concrètement à la restauration de ces corridors écologiques indispensables aux exigences de déplacement des animaux sauvages " explique la LPO sur son site Internet. Pour être membre du réseau, il suffit de s'engager à créer des conditions propices à l'installation de la faune et de la flore sauvage, en renonçant aux pesticides par exemple. Des espaces très réduits, tel qu'un balcon, peuvent suffire pour créer son refuge. Il existe aujourd'hui plus de 15 000 refuges LPO en France. Pour plus d'informations : www.lpo.fr
Le programme Jardins de Noé vise à créer un réseau national de jardins dédiés à la biodiversité et une communauté de jardiniers éco-responsables, qui s'engagent pour la préservation de l'environnement. Tous les jardiniers, qu'ils soient amateurs ou professionnels, peuvent s'inscrire sur le site www.jardinsdenoe.org
A ce jour, il existe près de 1600 jardins de Noé.
A bas les produits chimiques, vive les espèces indigènes !
Ainsi, le premier des éco-gestes en faveur de la biodiversité est le bannissement des produits phytosanitaires dans l'entretien de son carré de pelouse. Pauvre en espèces animales et végétales, le gazon est un obstacle à la biodiversité dans un jardin et son entretien est à la fois coûteux et gourmand en matière de pesticides et d'engrais. Il est donc nécessaire de changer sa vision du jardin et laisser la nature reprendre ses droits. Pourquoi ne pas consacrer un recoin de nature sauvage dans son jardin, libre de toute intervention?
A l'heure où l'on parle de corridors écologiques (ou biocorridors), faciliter les continuités entre espaces naturels peut également se faire par la plantation de haies écologiques, l'aménagement d'une mare, la disposition de nichoirs et mangeoires à oiseaux (pour les mésanges, moineaux, rouges-gorges...), d'abris pour les insectes auxiliaires tels que les abeilles et micro guêpes solitaires.
Beaucoup de jardiniers pro-biodiversité conseillent également de troquer les Buddleias et Lauriers-feuilles qui ont envahis une partie du jardin par des essences indigènes. Planter des espèces locales est effectivement une démarche rationnelle car plus adaptées au climat, elles nécessitent moins d'entretien et sont plus accueillantes pour la faune locale qui y élira domicile. Parmi les espèces recommandées : le charme, le chêne sessile (végétaux marcescents, qui ont l'avantage de garder des feuilles jusqu'en mars), le fusain d'Europe, le cornouiller sanguin, l'églantier, le noisetier, l'érable champêtre, le prunellier, l'aubépine monogyne, la viorne lantane et la viorne aubier.












