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Changements climatiques : non, les Français ne sont pas écolo-sceptiques!


Sommaire
1 - La majorité des Français se déclare inquiète face au changement climatique
2 - La sensibilisation des Français à l'écologie
Publié Le 31 Mai 2010 à 11h54
 
L'enquête Ipsos / France Bleu, réalisée les 14 et 15 mai derniers confirme, malgré la crise économique et l'émergence de discours écolo-sceptiques, l'importance accordée par les Français à la protection de l'environnement. Elle révèle par ailleurs à quel point cette thématique est présente dans leur vie de tous les jours.

La sensibilisation des Français aux problèmes environnementaux et à leurs effets semble bien résister aux dernières polémiques (remise en cause du réchauffement climatique, taxe carbone) et plus largement à l'émergence récente de discours écolo-sceptiques.

Ainsi, même s'il ne s'agit pas de leur principale préoccupation, une large majorité de Français (69%) demeure aujourd'hui inquiète face au changement climatique, contre seulement 31% qui déclarent le contraire. La multiplication des catastrophes naturelles (séismes en Haïti, au Chili et en Chine, tempête en Vendée) contribue certainement à renforcer ce sentiment.

L'inquiétude est particulièrement marquée chez les jeunes générations (79% chez les moins de 35 ans), les personnes les plus âgées étant en revanche plus partagées (53% d'inquiets, contre 46% qui ne le sont pas chez les 60 ans et plus). Pour ces dernières, le fait d'avoir vécu par le passé d'autres situations climatiques exceptionnelles (vague de froid de l'hiver 1954, sécheresse de 1976, etc...) explique sans doute leur vision moins pessimiste.

L'écolo-scepticisme n'atteint pas les Français car la dégradation de l'environnement est une réalité vécue

La dégradation de l'environnement est une réalité vécue : cette problématique a des conséquences tangibles sur le quotidien des Français. Ainsi, plus d'un tiers d'entre eux (36 %) déclarent avoir déjà subi ou ressenti des gênes ou des troubles liés à la pollution atmosphérique.

Ce sont les habitants de l'agglomération parisienne (49 %) qui sont le plus exposés mais ce phénomène concerne également les zones rurales puisque 28 % des personnes qui résident dans des communes de moins de 2 000 habitants font également le constat d'un impact négatif de la pollution sur leur santé.