Le WWF exhorte les pouvoirs publics à :
- Renforcer les actions de contrôle menées par l'Etat français sur son territoire en collaboration avec les autorités des pays voisins.
- Favoriser les politiques de co-développement entre la France et le Brésil car la problématique de l'orpaillage illégal en Guyane doit aussi être approchée comme une problématique humanitaire liée à la présence d'un territoire de l'Union européenne en pleine Amérique du Sud. Les opérations " coups de poing " ponctuelles doivent ainsi être conjuguées avec une approche de long terme visant l'amélioration des conditions de vie des populations migrantes.
- Faire ratifier l'accord bilatéral pour la lutte contre l'exploitation aurifère en zones protégées et d'intérêt patrimonial par les parlements français et brésiliens. En effet, si l'accord a été signé par les deux pays le 23 décembre 2008, il n'est toujours pas entré en vigueur.
" Au-delà de ses impacts négatifs sur la qualité de l'eau des rivières et donc, de notre environnement et de notre santé, l'exploitation aurifère clandestine a des répercussions sociales indirectes ", explique le WWF-France.
Filières d'immigration, développement de réseaux de prostitution, de trafics (armes et drogues) et de délinquance... " C'est là la grande particularité des marchés parallèles, qui engendrent toujours plus de pratiques illégales pour pouvoir fonctionner " en dehors " du système ", alerte l'ONG.
En Guyane, plus de 22 tonnes d'or à l'origine douteuses ont ainsi été exportées entre 2000 et 2008 selon le WWF.
"Le consommateur n'a aucune information sur la façon dont l'or est extrait et transformé. Ce qui permet, en Guyane, à l'or illégal d'intégrer la filiale légale : il est alors blanchi", explique l'ONG.
Il est donc primordial d'améliorer la traçabilité de la filière or. L'ONG a ainsi mené l'enquête entre Paris et la Guyane pour alerter l'opinion public. Tout le long de cette année, le WWF invitera les consommateurs à agir. Certes, l'or vert n'existe pas mais vous pouvez, à l'occasion d'un achat de bijou en or, poser trois questions au bijoutier :
-Savez-vous d'où vient l'or que vous proposez ?
-Savez-vous comment il a été produit ?
-Qu'est-ce qui me garantit qu'il a été respecté, de la mine à la vitrine, des standards exigeants en matière environnementale et sociale ?
Télécharger le guide Conso'Acteur du WWF .
N'hésitez pas à dire non à l'or illégal et à vous mobiliser sur www.nonalorillegal.fr !
Emilie Villeneuve












