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Des " code-barres " ADN pour recenser les arbres tropicaux


Sommaire
1 - Des " code-barres " ADN pour recenser les arbres tropicaux
2 - Des avancées énormes malgré une identification compliquée
Publié Le 22 Octobre 2009 à 11h06
 
Pour que la biodiversité végétale soit inventoriée le plus rapidement possible, les chercheurs espèrent utiliser des " codes-barres " génétiques. Cette technique a été testée dans la forêt tropicale guyanaise. Si l'identification des espèces végétales est fortement améliorée, certains aspects de cette méthode demeurent problématiques, notamment pour les espèces tropicales.
Forêt guyanaise.

Des espèces végétales et animales s'éteignent tous les jours à travers la planète. Parvenir à un inventaire à grande échelle de la biodiversité des plantes se révèle essentiel pour le développement de stratégies en matière de conservation.

Alors comment identifier rapidement des fragments de plantes ? Dans le cadre de la Convention sur la diversité biologique, l'utilisation d'une technique de code-barres ADN a été proposée pour identifier ces différentes espèces .

Une méthode à l'image des codes-barres inscrits sur nos produits de consommation

Elle consiste à séquencer, à partir du tissu, de courts fragments d'ADN qui contiennent une quantité énorme d'information. Ces fragments sont ensuite comparés à des collections de référence afin d'identifier leur provenance.

En août 2009, après plusieurs années de discussion, un consensus international mené par le groupe de travail sur les plantes du Consortium for the Barcode of Life (CBoL) a déclaré que deux marqueurs ADN (deux régions sur les gènes baptisés rbcL et matK) seraient suffisants pour caractériser 250 000 espèces de plantes.

L'équipe de Jérôme Chave du laboratoire Evolution et diversité biologique (Université Toulouse 3 / CNRS / Ecole nationale de formation agronomique) a testé cette technique dans la forêt tropicale de la station CNRS des Nouragues (Guyane française), lieu privilégié pour l'étude du fonctionnement des forêts tropicales et de sa biodiversité .

Leur étude, publiée dans la revue PlosOne, montre que cette technique s'avère plutôt difficile pour les plantes.