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Energie: le directeur de cabinet de Nicole Bricq est pour la sortie progressive du nucléaire

Publié Le 21 Mai 2012 à 18h02
 
Il s'appelle Géraud Guibert. Il est Énarque. Et il préfère le développement des énergies renouvelables plutôt que celui de l'énergie nucléaire.

C'est donc Géraud Guibert, porte parole du pôle écologique du PS qui devient directeur du cabinet de Nicole Bricq, notre nouvelle ministre de l'Ecologie, du Développement Durable et de l'Energie. Il s'agit bien sûr d'un Enarque, mais qui a su se frotter au peuple en devenant élu municipal et communautaire de la ville du Mans.

Il est âgé de 57 ans. Et l'écologie il connaît. Il a été conseiller de Laurent Fabius à la présidence de l'Assemblée nationale, chargé du développement durable de 1997 à 2002. Il a également été Secrétaire national du PS chargé des questions d'environnement et d'énergie de 1997 à 2003, et il a été responsable à l'environnement au PS en 2003 et 2004.

Il est même allé jusqu'à coucher sa fibre écologique dans plusieurs ouvrages : -Le grand tournant énergétique. (Éd. Syros, Paris, 1983). -L'utopie et la rose. (Éd. Apogée, Paris, 2005). -Tous écolos... et alors. Les enjeux de la nouvelle scène écologiste. (Éd. Lignes de repères, Paris, à paraître).

Sa position sur le nucléaire, Géraut Guibert, l'a aussi clairement annoncée sur son blog pendant la campagne présidentielle: " une proportion majoritaire des 58 réacteurs nucléaires actuellement en fonctionnement dans notre pays aura plus de 40 ans avant 2025. L'objectif de fermeture de 24 réacteurs d'ici là est donc la seule position responsable ".

Et il estime aussi que " l'alternative d'en prolonger certaines jusqu'à 60 ans, est tout sauf raisonnable pour des équipements dont la durée de vie initiale est de 30 ans." La centrale de Fessenheim va donc comme promis par François Hollande devoir être arrêtée.

Il se prononce aussi pour la "non construction de nouveaux réacteurs dans cette période (de 2012 à 2025) totalement cohérente avec la priorité donnée à la lutte contre le chômage, car la même somme investie dans les économies d'énergie et les énergies renouvelables permet la création d'un nombre d'emplois beaucoup plus important."

Déjà sur son compte twitter, il décoche ses premières flèches à l'encontre de l'ancienne ministre Nathalie Kosciusko-Morizet car il a trouvé en arrivant au ministère de l'Ecologie un ministère " vide, sans tri sélectif, ni voitures propres ". Et c'est pour lui " surréaliste ".

Hervé de Malières