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Enquête peintures, santé et environnement : Dites oui aux peintures naturelles !

 
DOSSIER SPECIAL

Les risques dus aux pigments, charges, liants et additifs sont les mêmes quelles que soient les peintures, selon l'Inrs (Institut National de Recherche et de Sécurité). Par contre les risques dus aux solvants sont :
- en moyenne élevés dans le cas des peintures en phase solvant
- modéré dans le cas des peintures en phase hydrosolubles
- faible pour les peintures hydrodiluables.

Ils ne sont donc pas nuls pour les peintures en phase aqueuse, d'autant plus que des solvants de la famille des éthers de glycol sont souvent utilisés dans ce type de produit.

" Les éthers de glycol auraient des effets nocifs sur la fertilité de l'être humain. Alors la prudence s'impose ", souligne l'Ademe, l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie dans un guide pratique destinés aux particuliers sur les déchets ménagers dangereux .

Il faut savoir que tous les travaux de finition présentent également un risque. Lorsque vous poncez par exemple vos murs, vous vous exposez aux pigments et aux charges (sulfates, carbonates, oxydes, silicates). Ces derniers peuvent provoquer des surcharges pulmonaires suite à une inhalation des poussières.

La toxicité des pigments minéraux dépend de la présence de métaux dans leur formule.
Des irritations cutanées et des muqueuses peuvent survenir suite aux chromates, ainsi que des allergies cutanées ou respiratoires comme l'asthme.
L'accumulation progressive de plomb et de dérivés plombifières peuvent causer des affections au foie, aux reins, au système nerveux (saturnisme).
Une accumulation également progressive de composés de cadmium peuvent toucher les poumons, le tube digestif, les riens et les os (effet cancérogène avéré pour l'homme dans la classification du CIRC, Centre international de recherche sur le cancer).
Les composés de cobalt sont quant à eux sensibilisants pour la peau et les voies respiratoires (asthme et eczéma). Ils sont classés comme agents pouvant être cancérogènes pour l'homme dans la classification du CIRC (Centre international de recherche sur le cancer).

Les pigments organiques peuvent les remplacer mais sont quand même irritants ou allergisants (vert de chrome, jaune de chrome, rouge de cadmium, bleus minéraux). C'est surtout le cas des dérivés azoïques (colorants). Sans compter que certaines amines aromatiques peuvent provoquer des tumeurs de la vessie.

" Les pigments sont des micro-polluants toxiques même à très faible concentration.
Rejetés dans les égouts ou sur les sols, ils contaminent l'eau et la chaîne alimentaire... à l'extrémité de laquelle se situe l'homme ! De plus, ils se concentrent progressivement et peuvent provoquer des intoxications chroniques ou aiguës. Et comme si ces dangers ne suffisaient pas, la combustion de ces pigments métalliques libère des gaz cancérigènes ", interpelle l'Ademe.

Ainsi, lors de l'application de ces peintures, un certain nombre de produits nocifs sont diffusés dans l'air et imprègnent les tissus et moquettes de votre habitat. Ils restent présents dans l'air pendant plusieurs mois et peuvent causer des irritations diverses et une diminution de la capacité respiratoire. En raison de leur inflammabilité et de leur explosivité, des mesures de prévention et de protection s'imposent lors du stockage et de l'utilisation de ces peintures. L'écotoxicité des peintures synthétiques implique également un traitement spécifique des résidus et déchets .