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Fruits et légumes bio : les circuits courts sont les moins chers

Publié Le 30 Avril 2015 à 19h09
 
L'association des Paniers Marseillais a réalisé une étude comparative qui prouve qu'acheter des fruits et légumes bio en circuit court coûte moins cher que d'acheter des fruits et légumes non bio en hypermarché.
L'association des Paniers Marseillais a publié une étude qui montre que les fruits et légumes bio vendus en circuit court de type AMAP sont les moins chers du marché.

L'association des "Paniers Marseillais", un réseau de distribution de paniers de légumes et de fruits issus de l'agriculture biologiques vendus en circuits courts solidaires, sans intermédiaire, a réalisé sur un an une étude comparative des prix des fruits et légumes contenus dans les paniers bio avec les prix pratiqués pour le même volume et les même types de produits par un supermarché bio, par un grand distributeur de produits issus de l'agriculture biologique et par un hypermarché avec des produits issus de l'agriculture conventionnelle.

L'étude a ainsi montré que les prix les moins chers sont ceux du panier bio de circuit court solidaire sans intermédiaire (type AMAP).

Les prix pratiqués pour les paniers bio sont apparus 2 fois moins chers que dans un magasin spécialisé dans la bio, et 1,3 fois moins cher que dans un hypermarché vendant des fruits et légumes conventionnels ou chez un grand distributeur de produits bio.

Selon l'étude, les bénéficiaires du "panier marseillais" réalisent 217 euros d'économie sur une année par rapport à des fruits et légumes non bio achetés en hypermarché.

Et l'étude de prix réalisée ne prend pas en compte le coût des dommages environnementaux et sanitaires collatéraux causés par l'agriculture industrielle conventionnelle : pollution des sols et des nappes phréatiques, disparition des insectes pollinisateurs, maladies liées à la malbouffe... auquel cas le prix des produits non bio seraient bien plus chers !

Pour la Députée écologiste européenne Michèle Rivasi , " contrairement aux idées reçues, le bio n'est donc pas réservé aux " bobos " et aux personnes de catégories sociales supérieures pouvant se permettre de " payer le prix ".

Puisse cette étude faire prendre conscience aux citoyens que le bio en vente directe n'est pas plus cher que les mauvais fruits et légumes vendus en hypermarché et que consommer des produits issus de l'agriculture biologique permet de maintenir les terres fertiles autour de chez soi, de soutenir l'agriculture paysanne, d'empêcher la pollution chimique des sols et de veiller à sa bonne santé par une alimentation saine.

Christina Vieira

Pour tout savoir sur l'étude: www.lespaniersmarseillais.org