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Fukushima : les poissons sont devenus hautement radioactifs

Publié Le 27 Août 2012 à 14h17
 
La radioactivité des poissons enregistrée en août autour de la centrale nucléaire de Fukushima est 258 fois supérieure à la normale.
DOSSIER SPECIAL

La société Tepco, responsable de la centrale nucléaire de Fukushima au Japon vient de confirmer que les poissons, et en particulier les rascasses, pêchés début août dans la zone interdite de 20 km autour de la centrale, présentent un taux très élevé de radioactivité (25 800 becquerels de césium par kilo), soit un taux 258 fois supérieur au taux acceptable fixé par le gouvernement japonais.

Rien d'étonnant à cela quand on sait que les réacteurs de la centrale ont été refroidis avec des milliers de tonnes d'eau de mer, que cette eau est allée rejoindre directement l'océan, et que les éléments radioactifs contenus dans le nuage suite à l'explosion des réacteurs, sont naturellement retombés dans la mer.

Tepco précise que ce taux est l'un des plus élevé relevé depuis le suivi de la faune marine (poissons, crustacés et coquillages) depuis l'accident survenu en mars 2011. Mais rien d'étonnant à cela non plus car il s'agit tout simplement d'un effet cumulatif lié à l'ingestion des éléments radioactifs par les poissons. La radioactivité ne disparait pas, elle se transmet.

L'autorisation, totalement irresponsable, qui avait été donnée aux pêcheurs en juin dernier, et qui leur permettait de pêcher des pieuvres et des coquillages dans un rayon situé à plus de 50 km autour de la centrale, est donc remise en question. Heureusement, car les poissons, c'est bien connu, se déplacent dans l'eau, parcourent souvent de grandes distances et ne s'arrêtent pas aux frontières virtuelles fixées par l'homme en cas d'accident nucléaire. Enfin nous savons bien que la chaîne alimentaire est un moyen classique de transmission à d'autres espèces de la radioactivité.

Concernant les poissons les Japonais vont donc devoir continuer à être très vigilants sur l'origine des produits.

Mais qu'ils se rassurent les produits agricoles de la région de Fukushima, fruits, légumes et viande restent eux autorisés à la consommation...

Christina Vieira