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L'agriculture bio en pleine expansion

 
Pour répondre à la demande croissante de produits bio, le nombre d'exploitations agricoles bio a très fortement augmenté en 2009. Et les surfaces en conversion bio ont quasiment doublé. Mais il reste encore beaucoup à faire.
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Source : Agence bio
Source : Agence bio

L'année 2009 a été une année très faste pour le bio. Beaucoup d'agriculteurs l'ont adopté. Par intérêt, certes, car le bio, comme on dit, est un créneau porteur. Mais aussi par conviction. De plus en plus d'exploitants agricoles ont en effet pris pleinement conscience de l'impact global négatif de l'utilisation massive des produits chimiques de synthèse, pesticides ou engrais. Impact négatif pour la santé des consommateurs et pour leur propre santé en tant qu'utilisateurs de ces produits. Impact désastreux pour la biodiversité et l'environnement. Et ils ne veulent plus continuer à empoisonner leurs terres, leurs animaux et la planète. Ils se tournent donc de plus en plus nombreux vers le bio comme le montrent les chiffres qui viennent d'être publiés par l'Agence Bio, l'Agence Française pour le Développement et la Promotion de l'Agriculture Biologique. Et ceci malgré les contraintes réglementaires draconiennes.

300 nouvelles exploitations engagées en bio par mois

En 2009, près de 3800 nouvelles exploitations se sont engagées en agriculture bio, soit environ 300 de plus chaque mois, ce qui représente une augmentation de près de 24% par rapport à 2008. L'engagement de ces nouvelles exploitations dans le bio a entrainé un bond de 86% des surfaces de terres en conversion. Et cette tendance à la hausse s'est consolidée pendant les 4 premiers mois de l'année avec près de 1500 nouveaux producteurs engagés dans l'agriculture biologique.

Ces chiffres sont très importants car s'engager en agriculture bio, ce n'est pas rien. Ce n'est pas une décision qui se prend à la légère. C'est une décision qui a une portée non seulement économique, mais aussi environnementale, écologique, morale et éthique. S'engager en agriculture bio c'est s'engager à produire moins, et donc prendre le risque de gagner moins. C'est s'engager à convertir ses terres pour obtenir après deux ou trois années de travail et d'attente, le temps que les terres soient débarrassées de leurs produits toxiques, le droit de produire des fruits et légumes certifiés bio. Pendant cette durée de conversion les produits n'ont pas droit à l'appellation bio. C'est donc très contraignant et très long.

S'engager en agriculture bio c'est aussi s'engager à protéger la santé humaine et la biodiversité. Toutes ces dimensions doivent être prises en compte. Et les agriculteurs qui prennent cet engagement méritent le respect.