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La croissance verte est en marche


Sommaire
1 - 18 filières industrielles stratégiques de l'économie verte passées à la loupe
2 - " Préciser les atouts dont dispose la France dans la compétition verte mondiale "
Publié Le 12 Avril 2010 à 16h12
 
Le CGDD, Commissariat général au développement durable, a publié le rapport d'une étude qui évalue l'état des lieux, les perspectives de développement, les ambitions et les priorités d'action pour 18 filières industrielles stratégiques de la croissance dite " verte ". Le but étant de constituer le " socle d'une politique industrielle verte ambitieuse visant à placer la France parmi les économies vertes les plus compétitives au cours des dix prochaines années ".

Dans son étude de juin 2009 consacrée au Bilan économique du Grenelle de l'Environnement, le Boston Consulting Group a procédé à une évaluation des impacts économiques du Grenelle de l'Environnement. Selon le cabinet de conseil, les 15 grands programmes du Grenelle participent à la relance de l'économie et permettraient la création de plus de 600 000 emplois en moyenne entre 2009 et 2020.

Toutefois le BCG conclut son analyse en soulignant que ces résultats ne pourront être atteints que si la France relève les grands défis technologiques liés au développement des nouvelles technologies de l'environnement et met en place une politique industrielle centrée sur des filières stratégiques contribuant à une croissance verte ", note le Commissariat général au développement durable dans son rapport.

C'est dans ce contexte que celui-ci s'est penché sur 18 filières industrielles stratégiques de la croissance verte afin d'identifier les filières qui doivent prioritairement être développées et de proposer une stratégie industrielle " pertinente " qui permette de " maximiser " l'impact de chaque filière dans la croissance verte française.

Le rapport du CGDD identifie pour chacunes d'entre elle des objectifs de développement à moyen et long termes et des priorités d'action.

" Sans développement de ces filières, nous risquons non seulement de sortir moins vite de la crise, mais surtout de perdre définitivement notre place sur la scène économique mondiale ", souligne le CGDD.

Ces filières peuvent être classées en trois groupes :

- Les filières dont le développement est nécessaire pour réduire les émissions de gaz à effet de serre dans le domaine de l'énergie: énergies renouvelables: biomasse énergie, biocarburants, énergies marines, éolien, photovoltaïque, géothermie ; captage, stockage et valorisation du CO2.

- Les filières qui participent à la lutte contre le changement climatique car elles réduisent notamment les besoins d'énergie ou améliorent sa gestion : bâtiment à faible impact environnemental ; véhicule décarboné ; logistique et gestion de flux ; réseaux énergétiques intelligents (smart grids) ; stockage de l'énergie/ batterie

- Des filières, sans lien direct avec l'énergie ou très transversales, qui sont des composantes efficaces de l'action pour réduire les consommations de ressources naturelles et de matières premières : recyclage et valorisation des déchets, chimie verte, métrologie-instrumentation, optimisation des procédés industriels, eau et assainissement.

Pour Jean-Louis Borloo, "la mobilisation de tous les acteurs français et l'accélération des politiques de développement des filières vertes sont des conditions essentielles pour que la France tire profit de la mutation profonde des systèmes économiques".