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La déforestation s'accélère, avertit la FAO

Publié Le 1 Décembre 2011 à 17h13
 
"Le rythme de la déforestation s'est accéléré sur la planète depuis l'an 2000, avec la perte de 6,4 millions d'hectares par an", met en garde l'Organisation des Nations unies pour l'agriculture et l'alimentation (FAO) dans un rapport publié ce mercredi.

Les nouveaux résultats consignés dans l'enquête que vient de diffuser la FAO suggèrent que le taux de déforestation mondiale était en moyenne de 14,5 millions d'hectares par an entre 1990 et 2005. Le rapport suggère que la déforestation a eu lieu en grande partie dans les pays tropicaux, et est probablement imputable à la conversion de forêts tropicales en terres agricoles. Les chiffres sont basés sur l'utilisation la plus complète à ce jour des données satellitaires à haute résolution.

"Les nouveaux chiffres obtenus grâce aux images satellitaires (...) offrent aux décideurs à tous les niveaux des informations plus précises, et soulignent la nécessité pour les pays et les organisations de traiter d'urgence le problème", a déclaré Eduardo Rojas-Briales, Sous-Directeur général de la FAO responsable du Département des forêts.

L'enquête montre qu'au niveau mondial, la perte nette de superficie forestière entre 1990 et 2005 n'était pas aussi étendue qu'on le pensait puisque les gains dans les zones forestières se sont avérés plus grands que précédemment estimé.

D'autre part, l'enquête montre que la planète a perdu en moyenne 4,9 millions d'hectares de forêt par an, soit près de 10 hectares de forêt par minute au cours de la période de 15 ans.

Les nouvelles données révèlent également que la perte nette de forêts s'est accélérée, passant de 4,1 millions d'hectares par an entre 1990 et 2000 à 6,4 millions entre 2000 et 2005.

Pertes et gains de forêts par région :

"La déforestation prive des millions de personnes de biens et services forestiers cruciaux pour la sécurité alimentaire, le bien-être économique et la santé de l'environnement", rappelle Eduardo Rojas-Briales.

On note des différences régionales notables dans les pertes et les gains de superficies boisées. En effet, entre 1990 et 2005, les pertes de forêts étaient plus élevées dans les régions tropicales, où se trouvent un peu moins de la moitié des forêts du monde.

Le taux le plus élevé de conversion de l'utilisation des terres forestières à d'autres utilisations non précisées, pour la même période, a été enregistré en Amérique du Sud, suivie par l'Afrique.

L'Asie fut la seule région à afficher des gains nets dans l'utilisation des terres forestières entre 1990 et 2005. La déforestation s'est produite dans toutes les régions, notamment en Asie, mais les plantations extensives qui ont été signalées par plusieurs pays d'Asie (principalement la Chine) ont dépassé le chiffre des superficies boisées perdues.

OM