Bioaddict



La protection de l'environnement vue de l'espace

Publié Le 7 Décembre 2011 à 11h31
 
L'espace, la meilleure plateforme d'observation pour étudier l'environnement ? Afin de développer les technologies satellitaires, Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l'Ecologie, a salué le lancement du plan d'applications satellitaires et la signature d'une convention de coopération entre le ministère et le Centre national d'études spatiales (CNES).

L'utilisation de l'espace permet des avancées considérables dans la compréhension de notre environnement et des interactions complexes entre la terre, les océans et l'atmosphère. Les satellites sont notamment de précieux outils dans l'observation de l'environnement et de la prévention des [article=2348]catastrophes naturelles[/article]. Ils permettent notamment d'analyser l'évolution de l'occupation des sols, de surveiller des zones côtières et des pollutions marines, d'établir de cartographie rapide d'état des lieux après catastrophe naturelle ou industrielle, de suivre le panache des pollutions, ou encore d'anticiper les besoins en eau pour l'irrigation.

Le plan satellitaire du ministère de l'Ecologie a été dévoilé vendredi 2 décembre par Nathalie Kosciusko-Morizet à l'occasion du salon Pollutec.

Ce dernier présente 4 chantiers prioritaires : systèmes d'observation globale de la Terre, développement durable des territoires, gestion durable du littoral et mobilité durable. Il aidera les différents services du ministère et établissements sous tutelle à établir quelles sont les priorités dans ces différents domaines. De nouvelles applications et services satellitaires devraient pouvoir ainsi émerger, ou se déployer dans les 5 ans, contribuant aux objectifs du Grenelle de l'Environnement et du Grenelle de la Mer, ainsi qu'à la mise en oeuvre des législations nationales et européennes.

Le Centre d'Études Techniques de l'Équipement (CETE) du Sud-ouest jouera le rôle de pôle de compétence et d'innovation pour les applications satellitaires et les télécommunications au sein du Ministère. Ainsi, le ministère pourra s'appuyer sur le CNES grâce à la convention cadre de coopération dans le domaine de la recherche et de l'innovation qui vient d'être signée.

Espérons que cette nouvelle collaboration portera ses fruits, pour un meilleur suivi des évolutions du climat et de certaines catastrophes écologiques telles que la déforestation ou la pollution aux particules fines. Quand la conquête de l'espace permet de protéger la Terre...

CG