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Le café bio : une alternative pour sauver l'écosystème


Sommaire
1 - D'où vient notre café ?
2 - Pourquoi choisir le café biologique ?
Publié Le 28 Mai 2009 à 02h03
 
La culture biologique du caféier permet de réduire considérablement l'impact direct négatif de la culture intensive sur l'environnement.

Les caféiers poussent à l'ombre de la forêt tropicale à l'état sauvage. Les deux principales variétés cultivées sont l'arabica et le robusta.
-Le café arabica aime les climats frais ou tempérés mais est plus sensible aux attaques des ravageurs et des maladies. On le trouve sur les hauts plateaux de l'Est africain comme ceux d'Ethiopie d'où il est originaire, en Amérique centrale ou en Amérique du Sud.
-Le café robusta est plus résistant et peut-être cultivé en basse altitude, dans les climats chauds et humides de type équatorien, où poussent aussi le cacaoyer ou le bananier. Les plaines d'Afrique de l'Ouest, le Vietnam, l'Indonésie sont de grandes zones de production.

 

Des monocultures à la place des forêts

" Le café est souvent cultivé en association avec des arbres d'ombrage qui permettent de maintenir la fertilité et l'humidité du sol. Dans certaines régions de production, la caféiculture utilise peu ou pas de produits chimiques ou d'irrigation, alors que d'en d'autres, elle recourt à différents types de pesticides, et d'engrais, parfois en association avec des systèmes d'irrigation de complexité variable. "
Le paradoxe du café par Benoît Daviron, Stefano Ponte Editions Quae 2007

Les pratiques culturales intensifiées conduisent à des gâchis d'eau. Selon l'Unesco, pour produire une tasse de café, il faut 140 litres d'eau.

Les arbres sont abattus dans de grands pays tels la Colombie et le Mexique en faveur de monocultures où les sols s'appauvrissent et les plantes disparaissent.

" Dans des conditions de culture intensive au soleil, une grande plantation peut produire correctement pendant 30 ans. Les caféières sous ombrage, peu productives, peu entretenues, durent souvent 50, 70, voire 100 ans. "
Les dossiers du Cirad (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement) 2008

Or, qui dit culture intensive au soleil dit évaporation massive de l'eau et emploi de pesticides . La biodiversité est directement touchée. Les oiseaux ne peuvent plus trouver refuge dans les arbres ni manger d'insectes qui eux-mêmes se nourrissent de parasites présents dans les caféiers, tel le petit coléoptère, le scolyte des grains. On trouve même aujourd'hui un nouveau modèle de consommation, le café favorable aux oiseaux (bird-friendly).

Les travaux menés par le Cirad et quatre partenaires (Catie, Ceh, Promecafé, Una) pendant quatre ans ont montré en 2006 que l'ombrage joue un rôle similaire à celui de l'altitude, en fournissant un micro-environnement favorable à une bonne croissance des baies. " Il retarde la maturation de la pulpe et mène ainsi à une boisson à haute valeur ajoutée. La production est moindre en quantité mais plus stable année après année, et de meilleure qualité. "