Les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD)
Ils sont issus d'un accord lors d'un sommet des Nations unies en 2000. Ils donnent des buts chiffrés à la réduction de la pauvreté dans le monde, mesurée par des indicateurs économiques, sociaux, démographiques, éducatifs et sanitaires.
Ban Ki-moon, a d'ailleurs demandé aux gouvernements de participer de manière constructive aux préparatifs de la réunion de haut niveau du 20 au 22 septembre 2010, destinée à passer en revue les progrès réalisés vers les OMD, à cinq ans avant l'échéance de 2015 et d'autres objectifs internationaux de développement.
Plus d'informations sur ces Objectifs sur www.un.org/fr/millenniumgoals/
Tous les pays de la planète ont besoin de mettre en branle une révolution verte selon le chef de l'ONU.
" Nous avons besoin d'une révolution sur l'énergie propre, dans les pays en voie de développement où la demande augmente rapidement et dans le monde développé afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre ", a-t-il déclaré lors du lancement d'un rapport du Groupe consultatif sur l'énergie et les changements climatiques, au siège de l'ONU à New York.
Un accès à l'énergie pour sortir du cercle vicieux de la pauvreté
Environ 1,6 milliard de personnes n'ont pas accès à l'électricité tandis que 3 milliards vivent encore avec des sources d'énergies traditionnelles comme le feu de bois, la tourbe ou la bouse. Le rapport explique que le manque d'accès à l'énergie entrave le développement et maintient ces populations dans la pauvreté.
L'accès à l'énergie doit donc être étendu de la façon "la plus propre et la plus efficace possible" selon le secrétaire général des Nations Unies.
La solution réside dans la généralisation de l'accès à l'énergie, estime le Groupe qui plaide pour réaliser l'accès de base universel à l'énergie d'ici 2030. Pour cela, les experts appellent les Etats à réaliser l'objectif de réduction de 40 % de la consommation d'énergie globale d'ici 2030 ce qui devrait se traduire par une réduction de 2,5 % de la consommation d'énergie par an.
De même, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) estime que généraliser l'accès à l'électricité et couvrir les besoins de bases de la population mondiale réduiraient les émissions de gaz à effet de serre de 1,3 %.
Ces réductions pourraient être plus importantes en généralisant également l'accès et l'utilisation des énergies "vertes", note le rapport.
Une révolution verte dépend du bon vouloir des gouvernements
Le président du Groupe consultatif sur l'énergie et les changements climatiques et Directeur de l'Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI), Kandeh Yumkella a déclaré que les technologies et les modèles commerciaux existent et que leurs développements dépendraient " de l'engagement des gouvernements et de la communauté internationale ".
Il a souligné que certains pays avaient réussi à augmenter et à améliorer l'accès à l'énergie de leur population très rapidement notamment le Brésil, la Chine et le Vietnam.
"Assurer l'accès universel (à des énergies modernes) doit permettre de créer les conditions propices au développement économique, de contribuer à atteindre les Objectifs du millénaire et de faire sortir les plus pauvres parmi les pauvres de leur condition", indique le rapport.
Ban Ki-moon estime que " nous devons généraliser les énergies renouvelables et les technologies vertes ", les objectifs proposés par le rapport étant " réalisables et nécessaires ". " C'est seulement en travaillant ensemble que nous pouvons résoudre le défi de l'énergie et du changement climatique ", a-t-il conclu.
Emilie Villeneuve












