reportage

Le retrait des glaciers andins, vers une crise de l'eau ?

 
Ville de La Paz (Bolivie)
 
Nicolas Deburge Reporter
Paris

Avec un diplôme de l'ESC Bordeaux et un master en communication de l'université Pompeu Fabra de Barcelone, il réalise aujourd'hui, dans le cadre de son association Résolutions Ecologiques, un premier voyage responsable à travers l'Amérique Latine et l'Asie, sur une durée de 1 an, intitulé "Resolutions Ecologiques, un voyage sur les traces du changement climatique ." www.resolutionsecologiques.com

 

2009 est, en effet, une année charnière, m'explique le Doctor Ramirez. Les données statistiques existantes la désignent comme l'année de la rupture de l'équilibre : on utilise plus d'eau que ne peut en apporter la nature.

Pour la première fois, la ville de La Paz a été au bord du rationnement. Les réserves de la ville ne se sont presque pas approvisionnées pendant une saison des pluies marquée par un manque de précipitations. Et si l'on a pu éviter le rationnement, il a fallu modifier des comportements culturels ancestraux. Pour la première fois, il a fallu interdire aux habitants de la capitale de jouer avec l'eau pendant le carnaval Bolivien, la plus importante fête populaire de l'année où petits et grands ont la gâchette (de pistolet à eau) facile. Il est très probable que cette interdiction se poursuive l'année prochaine, menant fin à une tradition ancestrale.

Ce qui nous mène au deuxième type de mesures applicables immédiatement, la promotion d'un meilleur usage de l'eau auprès des habitants de La Paz et El Alto.
Dans ce domaine, le travail a commencé avec la diffusion de spots publicitaires sensibilisant la population à la raréfaction de l'eau, et à la nécessité d'adapter les comportements.
L'IHH n'est pas en reste, et mène des actions d'éducation dans les collèges des deux villes jumelles. Celles-ci consistent pour l'essentiel en des discussions avec les enfants, à qui l'on montre les alarmantes photos du Chacaltaya. Edson conclue notre entretien en insistant sur le potentiel des enfants pour faire passer le message aux adultes.
De plus, ce sont bien les générations futures qui hériteront de cette situation, à laquelle elles doivent être préparés le mieux possible.

Nicolas Deburge

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