Le fléau des algues vertes
Quand elles s'entassent en grande quantité, les algues vertes aussi appelées " laitues de mer ", peuvent dégager de l'hydrogène sulfuré, un gaz potentiellement mortel. En 2009, un cheval enlisé sur une plage recouverte d'algues vertes avait trouvé la mort en inhalant une quantité trop importante de ce gaz. Un an plus tôt, deux chiens avaient connu le même sort.
Parmi les causes de la récente prolifération de ces algues figure la prolifération des nitrates. Le nitrate provient aujourd'hui essentiellement des activités agricoles, notamment de l'épandage d'engrais azoté d'origine minérale ou organique (engrais de ferme, issu des déjections animales : lisier ou fumier - forme liquide ou solide).
D'après la préfecture de Bretagne, "au 15 juin, on recensait environ 20.000 mètres cubes d'algues vertes ramassées. Par rapport à juin 2010, les volumes sont pratiquement similaires dans les Côtes-d'Armor, mais ils sont six fois plus importants dans le Finistère." L'an dernier, à la même époque, cette pollution littorale atteignait 13.045 mètres cubes.
En plus des départements bretons cités, les algues vertes sont de plus en plus fréquentes dans le Morbihan et sur les plages normandes.
L'Etat avait lancé en 2009 un programme visant à lutter contre ces algues invasives dont l'objectif était d'atteindre " une baisse de 30 à 40 % des flux de nitrates d'ici à 2015 dans les zones concernées ". En effet l'origine de ces algues réside principalement dans les déchets organiques des élevages qui produisent un excès de nitrates dans l'eau. Des mesures ont donc été prises pour que les agriculteurs soient contraints de réduire leurs déchets. Mais la pollution persiste et les écologistes continuent de s'inquiéter de la présence de nitrates dans l'eau de mer et les nappes phréatiques.
Laetitia Marcilhacy













