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Les fruits et légumes bio, 70% plus chers ?!


Sommaire
1 - Les fruits et légumes bio, 70% plus chers ?!
2 - Une étude à pondérer
3 - Des consommateurs déconnectés des coûts réels
Publié Le 3 Septembre 2010 à 11h24
 
Les fruits et légumes bio seraient 70% plus chers que les conventionnels selon le dernier rapport de l'observatoire des fruits et légumes de l'association de consommateurs "Familles Rurales". Les résultats de cette enquête sont cependant pondérés par les professionnels du secteur qui souhaitent rappeler le juste prix de la bio.
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Comparaison du prix moyen du produit bio et du...
Comparaison du prix moyen du produit bio et du produit conventionnel, en euros. Etude Familles Rurales 2010

Depuis 2007, Familles Rurales relève, pendant l'été, les prix de 8 fruits et 8 légumes en distinguant leur origine mais aussi les surfaces de vente. Deux relevés de prix (semaine du 14 juin et semaine du 12 juillet 2010) ont ainsi été effectués par 81 veilleurs consommation dans 38 départements cet été. Cette année, Familles Rurales a décidé de relever également le prix des fruits et légumes bio et le verdict est plutôt alarmant : les fruits et légumes bio seraient 70% plus chers que les fruits et légumes conventionnels.

Ainsi, selon le rapport, " le prix moyen des fruits bio s'établit à 5.54 euros contre 3.29 euros pour les fruits conventionnels soit 68% plus cher. Pour les légumes bio, le prix moyen est de 3.23 euros contre1.91 euros pour les légumes conventionnels soit 69% plus cher".

L'étude révèle également que "dans la majorité des cas, les produits bio d'origine étrangère sont moins chers que ceux originaires de la France".

"Le prix moyen d'un kilo de fruits et légumes bio s'élève à 4.29 euros dans un supermarché bio, 4.62 euros dans un hyper/supermarché et 4.88 dans un hard-discount. Il vaut mieux acheter ces produits dans les supermarchés bio pour obtenir le meilleur prix".

Retrouvez les tableaux de comparaison de l'enquête ci-dessus ou sur le site www.famillesrurales.org.

Les résultats de cette étude sont pourtant pondérés, voire contestés, par un grand nombre de professionnels du secteur.