Bioaddict



Les gaz à effet de serre ont atteint en 2013 des concentrations records

Publié Le 11 Septembre 2014 à 13h27
 
"La teneur de l'atmosphère en gaz à effet de serre a atteint un nouveau pic en 2013, en raison de la hausse accélérée des concentrations de dioxyde de carbone", d'après l'Organisation météorologique mondiale (OMM) qui s'inquiètent des graves répercussions sur l'atmosphère et les océans et qui appelle à une action internationale urgente.
Les gaz à effet de serre ont atteint en 2013 des concentrations records

Nous produisons beaucoup plus de CO2 que la Terre ne peut absorber

Le taux d'accroissement du CO2 atmosphérique entre 2012 et 2013 représente la plus forte augmentation interannuelle de la période 1984-2013 "en raison d'une réduction des quantités de dioxyde de carbone absorbées par la biosphère terrestre tandis que les émissions continuent de croître" explique l'OMM dans son bulletin annuel sur les gaz à effet de serre paru il y a quelques jours..

La concentration "du dioxyde de carbone (CO2), du méthane (CH4) et du protoxyde d'azote (N20) ont atteint de nouveaux pics en 2013" souligne l'OMM.

Il ressort de ce bulletin que le forçage radiatif (la capacité de la Terre à conserver l'énergie du Soleil ou à la renvoyer dans l'espace), qui a pour effet de réchauffer le climat, s'est accru de 34% entre 1990 et 2013 à cause des gaz à effet de serre.

En 2013, la concentration de CO2 dans l'atmosphère représentait 142% de ce qu'elle était à l'époque préindustrielle (1750), et celles du méthane et du protoxyde d'azote respectivement 253% et 121%.

"Nous savons avec certitude que le climat est en train de changer et que les conditions météorologiques deviennent plus extrêmes à cause des activités humaines telles que l'exploitation des combustibles fossiles", a déclaré le Secrétaire général de l'OMM, Michel Jarraud. "Le bulletin sur les gaz à effet de serre souligne que la concentration de dioxyde de carbone dans l'atmosphère, loin de diminuer, a augmenté l'an dernier à un rythme inégalé depuis près de 30 ans. Nous devons inverser cette tendance en réduisant les émissions de CO2 et d'autres gaz à effet de serre dans tous les domaines d'activité. Le temps joue contre nous."

Acidification des océans : l'OMM tire la sonnette d'alarme

Il faut savoir que l'océan absorbe aujourd'hui environ le quart des émissions totales de CO2 et la biosphère un autre quart, limitant ainsi l'accroissement du CO2 atmosphérique. Cette absorption du CO2 entraîne une acidification de l'eau de mer et une grave détérioration de l'écosytème marin.

"Le rythme actuel d'acidification des océans semble sans précédent depuis au moins 300 millions d'années" commente l'OMM. Parmi les conséquences que l'acidification des océans sur les organismes marins, on peut citer la réduction de leurs taux de survie et de développement, l'altération de leurs fonctions physiologiques et une diminution de la biodiversité.

"Le dioxyde de carbone demeure pendant des centaines d'années dans l'atmosphère et encore plus longtemps dans l'océan. L'effet cumulé des émissions passées, présentes et futures de ce gaz se répercutera à la fois sur le réchauffement du climat et sur l'acidification des océans. Les lois de la physique ne sont pas négociables" a expliqué Michel Jarraud.

L'OMM appelle à une action internationale urgente

La publication de l'étude de l'OMM intervient à quelques jours du sommet sur le climat que le secrétaire général l'ONU Ban Ki-moon a prévu de réunir le 23 septembre à New York pour donner un élan politique aux négociations internationales sous l'égide des Nations unies en vue d'un accord global - qui doit être scellé à Paris fin 2015 pour une entrée en vigueur en 2020 - suffisamment ambitieux pour limiter le réchauffement de la planète.

"Plaider l'ignorance ne peut plus être une excuse pour ne pas agir" a averti Michel Jarraud.

Mathilde Emery


Acceuil Biomap
Aux Pêchés Normands Bio
2 rue Yves Toudic Alimentation bio Boulangerie bio Voir la fiche