Les produits de la mer de saison à privilégier pour préserver la biodiversité


Sommaire
1 - Les produits de la mer de saison à privilégier pour préserver la biodiversité
2 - Les crustacés d'élevage d'origine Madagascar
Publié Le 29 Novembre 2009 à 13h40
 
Crevette tigrée de Madagascar.

L'aquaculture joue un rôle important dans le domaine socio-économique de Madagascar. L'élevage de crevettes est très développé et génère beaucoup d'emplois locaux. Il permet de répondre aux besoins alimentaires et de préserver le stock de crevettes sauvages en mer, dont la production a tendance à stagner ou à décliner.

La protection de l'environnement est une grande préoccupation : les mangroves sont préservées voire replantées, la qualité des eaux rejetées est contrôlée.

Privilégier donc la crevette " Label rouge " ou la crevette " Label bio ".

Dans les espèces sauvages d'origine Outre-Mer, achetez la crevette sauvage de Madagascar.

 

OSO, première ferme malgache de crevettes au monde à obtenir le label AB

Début 2006, OSO (Overseas Seafood Operations) devient le pionnier mondial de la production de gambas de Madagascar issues de l'agriculture biologique, certifiée conforme à la réglementation n° 2092/91 de l'Union européenne et au label AB français.

Au-delà du label AB, dans le cadre de sa démarche E.T.I (Ethical Trading Initiative), OSO garantit que tout son cycle de production contribue à l'intégration sociale des populations malgaches. La ferme bio participe également aux équilibres environnementaux du parc national des Tsingy de l'Ankarana, au pied duquel elle a été implantée.

Les bassins de crevettes respectent des critères d'une aquaculture propre :

- les crevettes sont nourries avec des aliments d'origine marine et végétale, eux même certifiés AB et garantis " sans OGM " et " sans organisme d'origine terrestre ".

Il existe un hic cependant : ces matières premières sont importées d'Europe et sont partiellement constituées de produits de la pêche puisant sur les ressources marines (source : Madagascar-tribune.com)

- les bassins sont construits sur de grandes étendues d'argiles vierges, alimentées par les eaux de l'Océan Indien exempts de résidus,

- la densité d'élevage est la plus basse possible avec 8 gambas par mètre carré contre 100 dans les élevages intensifs.

L'écloserie, d'une capacité de 120 millions de post-larves par an, la ferme de 425 ha, l'usine de conditionnement, d'une capacité de 15 tonnes par jour, et les unités de cuisson en Europe sont soumises aux standards officiels de l'agriculture bio.

L'Office national de l'environnement, Qualité France et Bureau Veritas veillent aux contrôles de ces étapes.

La Gambas Bio de Madagascar a été élue "Saveur de l'année 2008" pour la quatrième année consécutive par les consommateurs français dans la catégorie " crustacés ".

 

Emilie Villeneuve