L'Afssa considère ce risque "négligeable"
C'est ce qu'il ressort dans l'avis rendu le 27 juillet dernier de l'Agence, suite à deux ans d'expertise.
Pour l'Agence française de sécurité des aliments, le PFOA et ses sels n'induisent pas de mutations des gènes :
" L'effet cancérigène, très faible, observé chez les rongeurs ne peut être extrapolable à l'Homme. Ils indiquent par ailleurs que la contamination via les denrées alimentaires (le poisson ou l'eau de boisson, par exemple), du fait de la présence de traces de PFOA dans l'environnement, serait très faible, ayant été estimée par l'AESA (Autorité européenne de sécurité alimentaire) à 6 µg/kg de poids corporel /j. "
Dans un avis rendu en mars dernier, l'Afssa estimait que l'exposition du consommateur, liée à la migration de PFOA à partir des matériaux, reste largement inférieure à la dose journalière tolérable estimée à 1,5 µg/kg de poids corporel/j par l'AESA (sur la base d'effets toxiques hépatiques).
Un rapport " particulièrement prudent " pour le RES
Le RES retrouve dans cet avis " tous les ingrédients déjà présents dans l'avis de l'AFSSA sur le BPA . Parmi ces "ingrédients" :
- la non prise en compte des autres sources d'exposition que les poêles téflonées (eau, textile, cartons alimentaires, moquette, poussières domestiques...) ;
- la non prise en considération des effets de coexposition avec les autres composés perfluorés dont le plus important, le PFOS.
Pour le Réseau Environnement Santé : " La conclusion de cet avis conduit à minimiser l'impact sanitaire de la contamination par le PFOA et les autres composés perfluorés ".
La bonne vieille poêle en fonte serait alors messieurs la solution pour sauver vos spermatozoïdes...
Emilie Villeneuve












