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Parrainer une ruche pour sauver les abeilles !


Sommaire
1 - Parrainer une ruche pour sauver les abeilles !
2 - Sauvegarder des abeilles et développer des colonies en associant des apiculteurs
Publié Le 2 Décembre 2009 à 12h04
 
Depuis 1995, près de 30 % des colonies d'abeilles disparaissent chaque année. En 10 ans, 15 000 apiculteurs ont cessé leur activité. " Un toit pour les abeilles " vous propose, sans être apiculteur et sans que vous ayez à gérer les ruches, de vous inscrire dans une démarche de protection et de sauvegarde de ces pollinisateurs. Comment ? En investissant dans une ou plusieurs ruches qu'un toit pour les abeilles installe et gère pour vous.
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Depuis quelques années, les abeilles sont touchées par le " Syndrome d'effondrement des colonies d'abeilles " ou CCD (Colony Collapse Disorder) qui reste un phénomène inexpliqué. Les ruches se vident de leurs abeilles sans que l'on ne retrouve aucun cadavre à proximité.

En France, en 2008 le taux de mortalité des abeilles était de 30 à 50%. Or si ces insectes pollinisateurs disparaissent, 80 % des espèces végétales de notre planète risquent de disparaître, ainsi que 84 % des espèces cultivées.

Les études en cours supposent une synergie entre plusieurs causes : traitements pesticides, infections parasitaires, maladies, pollution, réduction de la ressource alimentaire (quantité et diversité des fleurs fournissant nectar et pollen) et des habitats, compétition avec des espèces invasives, changement climatique, multiplication des émissions électromagnétiques, nouveaux prédateurs...

Lire notre article Mort des abeilles : une catastrophe écologique est née

18 000 tonnes de miel ont été récoltées en France en 2007 contre 25000 tonnes en 2004. La consommation annuelle est dans notre pays de 40 000 tonnes. Elle est assurée par les 70 000 apiculteurs qui à travers leurs 1,4 millions de ruches assurent la production nationale, fortement déficitaire, compensée par des importations de l'Union Européenne, de Chine, d'Argentine... des régions du monde elles aussi touchées par ce " Syndrome d'effondrement des colonies d'abeilles ".

" La multiplication des colonies d'abeilles peut donner une chance supplémentaire de survie à cet indispensable insecte : les phénomènes d'affaiblissement et de disparition ne sont pas uniformes, tant d'un point de vue mondial que sur le plan régional, sans que nous sachions prévoir où ils se manifesteront ni en expliquer les raisons.

Disséminer plus largement de petites colonies autonomes et issues de diverses souches contribuerait à renforcer les effectifs tout en permettant une intensification des pollinisations locales et en favorisant des diagnostics locaux en de nombreux lieux ", explique Un toit pour les abeilles, dirigé par Régis Lippinois, apiculteur passionné sur la commune de Fouras en Charente-Maritime et conseiller technique à la Fédération Apicole Charente-Maritime (FACM).