Bioaddict



good news

Pour les présidentielles 2012, "Osons la bio" !

Publié Le 28 Novembre 2011 à 12h30
 
Osons l'agriculture bio : c'est le message que cherche à faire passer auprès des candidats à l'élection présidentielle, la Fédération nationale de l'agriculture (Fnab), Terre de lien et Bio Consom'acteurs. Ces 3 associations invitent les citoyens à signer une pétition en ligne.
DOSSIER SPECIAL

" Nous, producteurs, consommateurs et citoyens, parce que nous considérons que l'agriculture bio est écologiquement, socialement et économiquement, une des solutions prioritaires pour l'avenir, nous demandons aux candidats à l'élection présidentielle de 2012 de s'engager à soutenir avec force le développement de la bio par des mesures financières, fiscales et d'accompagnements techniques " déclare le collectif.

Résultats insuffisants en agriculture bio

Alors que le Grenelle de l'environnement fixe clairement un objectif de 6% de la surface agricole utile (SAU) en bio pour 2012 et 20% en 2020, "Osons la bio" déplore que ces objectifs ne soient pas atteints.

Le collectif part en effet d'un " constat amer ", celui d'un pourcentage insuffisant en part de bio de la surface cultivée française : seulement 3 %, ce qui place la France au vingt-deuxième rang européen !

" En dépit d'objectifs publics ambitieux, moins de 2 % des ingrédients dans la restauration scolaire publique sont bio " rappelle le collectif. Enfin, " la France reste le premier consommateur européen de pesticides (+2 % depuis 2008) condamnée par l'Europe régulièrement pour non respect des directives environnementales (qualité de l'eau, algues vertes, etc.) ".

Objectif 20 % de terres bio en 2020

Le collectif se prononce donc en faveur d'un " soutien accru à l'installation et la conversion en bio des agriculteurs (accès au foncier, formations, investissements dans la recherche publique en bio et dans la structuration de filières 100 % bio). " Pour une bio locale accessible à tous, les associations membres d' "Osons la bio !" ont fait 20 propositions à concrétiser au travers d'un " plan national pour l'alimentation locale, bio et solidaire ". Parmi elles : le relèvement de la TVA sur les pesticides (actuellement 5,5 %) et la suppression des fonds publics pour les technologies OGM en agriculture.
Le but est ainsi d'obtenir 20 % de terres cultivés en bio d'ici 2020 et un minimum 20 % d'ingrédients bio à tous les menus dans la restauration scolaire publique

Parce que " la bio n'est pas seulement un système de production respectueux de l'environnement, mais également un modèle d'agriculture efficace économiquement et socialement ", le citoyen peut inciter les politiques publiques à porter davantage cette méthode agricole exemplaire en signant tout de suite la pétition.

Célia Garcin