interview

Problématiques environnementales en Argentine : où en est-on?


Sommaire
Publié Le 9 Juin 2009 à 01h32
1 - Rencontre avec le Secrétariat d'Etat à l'environnement
2 - Rencontre avec la filiale de Greenpeace Argentine
3 - Pour une prise de conscience nécessaire..
4 - ..Greenpeace agit!
Nicolas Deburge Reporter
Paris
Avec un diplôme de l'ESC Bordeaux et un master en communication de l'université Pompeu Fabra de Barcelone, il réalise aujourd'hui, dans le cadre de son association Résolutions Ecologiques, un premier voyage responsable à travers l'Amérique Latine et l'Asie, sur une durée de 1 an, intitulé "Resolutions Ecologiques, un voyage sur les traces du changement climatique ." www.resolutionsecologiques.com  

 

Pour une prise de conscience nécessaire..

Pour appuyer son propos, Yanina me précise que le secteur argentin de l'énergie est le premier facteur d'émissions de gaz à effet de serre (47%), suivi par l'agriculture (44%). Elle m'explique également que la matrice énergétique argentine est l'une des plus désastreuses du continent sud-américain, avec un parc énergétique constitué à 90% d'énergies fossiles (l'énergie hydroélectrique et l'énergie nucléaire en représentent respectivement 5 et 3%). Les énergies renouvelables, quant à elles, occupent une place dérisoire en raison, selon mon interlocutrice, du bas prix de l'énergie. En effet jusqu'à présent, un consommateur laissant toutes ses ampoules allumées à longueur de journée ne sentait presque pas de différence sur sa facture en fin de mois, comparé avec une consommation vertueuse.

Ces prix faibles dans l'absolu n'ont pas permis de dégager des fonds pour investir dans la recherche et développement des énergies propres.
Par ailleurs, cela en dit long sur le faible intérêt du gouvernement pour inciter les particuliers à diminuer leur consommation. Avant la campagne de Greenpeace, aucun gouvernement n'avait mis en place de politique d'efficience énergétique à long terme. Tout juste l'administration actuelle commence-t-elle à mettre en place un système d'incitation tarifaire pour les consommateurs, avec des réductions de prix notables en fonction de l'énergie consommée. Les arguments des écologistes évoqués plus haut auraient-ils trouvé une oreille attentive chez quelque technocrate ? Peut-être... A moins que la raison soit à chercher ailleurs.

En effet, une grave crise d'approvisionnement en énergie se profile avec des réserves de gaz naturel qui se réduisent à grand pas (celui-ci compte pour 50% de la production d'électricité), et une production hydroélectrique mise à mal par la réduction du débit des fleuves, due à la diminution des glaciers andins (encore une conséquence du dérèglement climatique).



Creative Commons License
Réagissez
Envoyer