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Qui est Nicole Bricq, notre nouvelle ministre de l'Ecologie ?

Publié Le 21 Mai 2012 à 11h48
 
On attendait Cécile Duflot. C'est finalement Nicole Bricq qui a été nommée. Portrait.
Nicole Bricq, ministre de l'Ecologie, du Développement Durable et de l'Energie

Une écologiste peut en cacher une autre.

Alors que Cécile Duflot était attendue au ministère de l'Ecologie, c'est finalement Nicole Bricq, qui prend les rênes du Ministère de l'Ecologie, du Développement durable, et de l'Energie.

Agée de 65 ans, et titulaire d'une maîtrise en droit privé, elle a à son actif une carrière politique bien remplie : élue conseillère régionale socialiste d'Île-de-France en 1986, elle a ensuite été élue députée socialiste de la Seine-et-Marne en 1997, puis sénatrice de ce département en 2004. Et depuis octobre 2011 elle était rapporteure général de la Commission des Finances du Sénat.

Mais son expérience politique écologique se résume, dans sa biographie publiée sur le site de son ministère, à une année (de1992 à1993) en tant que conseillère technique auprès de Ségolène Royal alors ministre de l'Environnement. Et il y a de cela 20 ans.

Le pôle écologique du Parti Socialiste précise cependant que Nicole Bricq s'est " engagée de longue date dans la défense de l'environnement et des idées écologiques ". Elle a ainsi été à l'origine d'un rapport sur la fiscalité écologique en 1997, d'une proposition de loi sur la réforme du régime des catastrophes naturelles en 2003, d'une autre proposition de loi sur l'encadrement des crédits à la consommation " pour éviter le consumérisme effréné non respectueux des ressources naturelles ". Elle a participé également à la fondation de l'association " Respire " chargée de faire des propositions concrètes pour le développement durable. Et elle a fait des propositions de loi concernant la fiscalité carbone dans le cadre du pôle écologique du PS, dont elle est membre depuis 2008.

Nicole Bricq est donc une spécialiste des Finances publiques qui connaît l'écologie.
Dans le contexte actuel de contraintes budgétaires, ses compétences financières vont être essentielles pour piloter son ministère , entreprendre des réformes , et mettre en place des dispositifs financiers et fiscaux permettant le développement des nouvelles énergies , de l'agriculture bio, la protection de l'environnement et de la biodiversité, la lutte contre le réchauffement climatique, la préservation des ressources naturelles...et préparer ainsi la transition écologique promise par François Hollande.

Il nous reste à espérer qu'elle saura, et qu'elle pourra, dépasser la vision purement financière, à court terme, de sa mission, et être visionnaire. Car les choix qu'elle va faire vont avoir des répercussions majeures, positives ou négatives, pour notre avenir. Et nous savons qu'aujourd'hui en matière d'écologie n'avons plus droit à l'erreur.

Christina Vieira