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Réchauffement climatique : une " alerte au rouge " pour les vins

Publié Le 9 Septembre 2009 à 12h14
 
Les professionnels du vin s'inquiètent des conséquences du changement climatique sur les vignes. Si la température continue d'augmenter, elles risquent de se déplacer de 1 000 kilomètres au-delà de leur limite traditionnelle d'ici à la fin du siècle.
Plus de 50 viticulteurs, chefs cuisiniers dont Marc Veyrat, sommeliers et oenologues appellent, aux côtés de Greenpeace, le Président de la République et son ministre de l'Environnement, à se positionner en leaders de la lutte contre les changements climatiques , dans une tribune publiée par Le Monde du 12 août.

Ils rappellent la nécessité d'adopter à Copenhague en décembre prochain, un accord fort pour le climat afin de sauvegarder l'excellence des grands vins français et l'avenir de la production viticole française.

" Précocité des vendanges, grêles et chaleur à répétition, les effets des changements climatiques ne sont pas une fiction pour les viticulteurs ! explique Anaïz Parfait, chargée de mobilisation climat pour Greenpeace France. Il n'y a plus de temps à perdre pour réagir ! Aujourd'hui, les travailleurs du vin ouvrent la voie aux autres secteurs prêts à se battre pour enrayer la crise climatique. "


Des vignes de plus en plus vulnérables


D'après Greenpeace et les professionnels du vin, les changements climatiques modifient peu à peu la spécificité des vins de terroirs français, de la Champagne au Languedoc-Roussillon, en passant par la Bourgogne. Des terroirs, qui associés à des pratiques et à un savoir-faire à l'oeuvre depuis des siècles, sont la clef des vins d'exception. Or, ils sont liés au climat et le réchauffement climatique provoque une augmentation de la teneur en alcool et en sucre qui endommage la complexité aromatique des vins.

Si rien n'est fait pour limiter le réchauffement climatique, les vignes se déplaceront de 1 000 kilomètres au-delà de leur limite traditionnelle d'ici à la fin du siècle. Les terroirs ne pourront plus être préservés. Ces impacts sont d'ores et déjà perceptibles en Bourgogne, où le pinot noir, cépage royal des grands crus, a des difficultés à s'adapter sur son territoire traditionnel.

A quatre mois des négociations onusiennes, " les dirigeants du premier pays de culture viticole au monde ont le devoir d'être exemplaires dans le cadre des négociations de Copenhague, ajoute Anaïz Parfait. Nous avons espoir que les initiatives conjointes de la société civile comme celle-ci sauront convaincre les décideurs ! Notre avenir à tous en dépend. "

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