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Réchauffement climatique : vers la fin du Monde ?

 

Les calottes glaciaires sont en train de fondre. Au pôle Nord, la zone de mer recouverte par la glace arctique a diminué de 10 % au cours des dernières décennies, et l'épaisseur de la glace d'environ 40 %. À l'autre bout du globe, la calotte glaciaire recouvrant l'Antarctique est devenue instable.

Les glaciers disparaissent. Dans les Alpes suisses, 75 % des glaciers auront disparu en 2050. Les dirigeants de la station de ski d'Andermatt envisagent ainsi de recouvrir pendant l'été le glacier de Gurschen, une zone skiable très fréquentée, d'une gigantesque enveloppe isolante afin de l'empêcher de fondre et de glisser.

Le niveau des mers monte au fur et à mesure de la fonte des calottes glaciaires. Il a ainsi augmenté de 10 à 25 cm (selon les mesures) au cours du dernier siècle et devrait atteindre 88 cm en 2100. Des îles de basse altitude et des territoires côtiers comme les Maldives, le delta du Nil en Égypte et le Bangladesh seraient alors submergés et, en Europe, 70 millions de personnes habitant le long du littoral seraient menacées. L'eau de mer pénétrerait à l'intérieur des terres et contaminerait les sols agricoles et les réserves d'eau douce.

• Si les glaciers du Groenland disparaissaient, ce qui pourrait arriver au cours des prochains siècles, le niveau des mers pourrait augmenter de 7 m!

• Le changement climatique est à l'origine de phénomènes climatiques extrêmes, comme les tempêtes, les inondations, les sécheresses et les vagues de chaleur. Il y a eu, au cours des dix dernières années, trois fois plus de catastrophes naturelles d'origine climatique, principalement des inondations et des tornades, que dans les années 60. Ces catastrophes ne sont pas seulement dévastatrices, mais augmentent également le prix des assurances.

• L'eau est rare dans de nombreuses régions du monde. Près d'un cinquième de la population mondiale, soit 1,2 milliard de personnes, n'a pas accès à de l'eau potable. Si les températures augmentent de 2,5 °C au-dessus du niveau préindustriel, 2,4 milliards à 3,1 milliards de personnes dans le monde souffriront de pénurie d'eau.

Une augmentation de la température de 2,5 °C entraînerait un risque de famine pour 50 millions de personnes, qui s'ajouteraient ainsi aux 850 millions qui souffrent déjà de famine chronique. En Europe, la période de végétation s'est allongée de dix jours entre 1962 et 1995. Si cette évolution a été bénéfique pour les agriculteurs d'Europe du Nord, les rendements, même dans ces régions, vont commencer à reculer dès que les températures auront dépassé les niveaux préindustriels de 2 °C.

Les maladies tropicales telles que la malaria pourraient s'étendre du fait de l'extension des zones favorables à la prolifération du moustique porteur de la maladie. Une augmentation de la température de 2 °C pourrait mettre en danger 210 millions de personnes supplémentaires.

À partir de 2070, l'Europe pourrait vivre tous les deux ans une vague de chaleur semblable à celle de 2003. L'été caniculaire de 2003 s'est soldé par la mort prématurée de 20 000 citoyens européens, de gigantesques incendies de forêt dans le sud de l'Europe et des pertes agricoles de plus de 10 milliards d'euros.

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De nombreuses espèces d'animaux et de plantes ne pourront pas supporter le changement de température ou migrer dans des régions bénéficiant d'un climat adapté. Une étude alarmante montre que le changement climatique pourrait entraîner l'extinction d'un tiers des espèces d'ici à 2050. Les mammifères et les oiseaux des régions froides, comme l'ours polaire, le phoque, le morse et le pingouin, sont particulièrement vulnérables. Les scientifiques ont remarqué que, dans la forêt amazonienne, des arbres à pousse rapide, qui absorbent davantage de CO2, se développent au détriment des autres espèces.

Le changement climatique pourrait provoquer à long terme des conflits régionaux, des famines et des déplacements de réfugiés au fur et à mesure de la raréfaction des ressources alimentaires, de l'eau et de l'énergie.

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La disparition du Gulf Stream, qui transporte les eaux chaudes dans l'Atlantique, figure parmi les scénarios les plus pessimistes. C'est sur cette idée que repose la trame du film Le jour d'après (The Day after tomorrow). Il est peu probable que ce phénomène se produise au cours de ce siècle, mais les scientifiques estiment néanmoins qu'il annulerait la tendance au réchauffement dans le nord de l'Europe et y entraînerait un refroidissement net du climat.