Bioaddict



good news

Santé : les Français vont enfin être protégés contre les perturbateurs endocriniens

Publié Le 3 Mai 2014 à 12h25
 
Ségolène Royal vient de présenter sa stratégie nationale pour réduire l'exposition aux perturbateurs endocriniens très toxiques pour la santé et l'environnement.

Les quelques chercheurs qui depuis longtemps se battaient pour alerter les Pouvoirs Publics, les Agences de sécurité sanitaire, et leurs collègues scientifiques, sur les graves dangers des perturbateurs endocriniens (bisphénol Apesticides (insecticides, herbicides, fongicides, phtalates...) sur la santé, des jeunes notamment en période de développement, doivent être soulagés. Après avoir été considérés comme des marginaux excessifs distillant inutilement la peur dans les populations, leurs alertes ont enfin été entendues par la Ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal. Elle vient en effet d'annoncer ce mardi 29 avril 2014 lors du Conseil National de la Transition Ecologique qu'elle allait lancer un plan visant à supprimer le plus possible l'exposition de la population française à ces dangereuses substances chimiques de synthèse.


Sa stratégie nationale va s'articuler autour de cinq actions majeures. Le soutien de la recherche pour mieux connaître les perturbateurs endocriniens et leurs effets sur la santé et l'environnement. Ces travaux de recherche devront être menés par des équipes multidisciplinaires qui n'ont pas encore l'habitude de travailler ensemble, intégrant des chimistes, des médecins, des biologistes, des pharmacologues... tant ces perturbateurs endocriniens sont complexes. Les chercheurs vont aussi être obligés de changer de paradigme dans leur approche scientifique, car les sacro-saintes bases sur lesquelles ils s'appuient pour déterminer si une substance est toxique ou non reposent encore sur les doses ingérées. Sont ainsi calculées les fameuses doses journalières admissibles (DJA). Or en matière de perturbateurs endocriniens il y a deux facteurs nouveaux à prendre en compte : l'effet-cocktail lié à l'addition de plusieurs molécules différentes, et l'effet-dose qui peut être l'inverse de ce qu'on a l'habitude de considérer, car en matière de perturbateurs endocriniens l'effet n'est pas forcément lié à la dose. Une très faible dose peut avoir des effets, et une forte dose aucun effet du tout...

Le ministère de l'Ecologie va donc financer des programmes de recherche en mettant en place une plateforme public-privé qui permettra de réduire les délais des tests qui vont être effectués sur ces substances chimiques.

Et dès cette année l'analyse d'au moins huit substances chimiques par an suspectées d'être des perturbateurs endocriniens sera lancée.

Le plan vise aussi à pousser les industriels qui utilisent ces nombreuses substances à trouver des produits de substitution innovants et non toxiques. Et il va falloir qu'ils aillent vite car le décret d'interdiction de ces molécules devrait être signé en 2015.

Par ailleurs Ségolène Royal sait bien que la France ne peut pas agir seule sur ce dossier, ni interdire l'importation des tous les produits contenant des perturbateurs endocriniens fabriqués en dehors de notre territoire. Elle a donc décidé de porter ce sujet majeur de santé publique au niveau européen et faire en sorte que " la France redevienne un pays moteur de la protection de la santé et l'environnement en Europe ".

Enfin la Ministre va améliorer l'information des citoyens sur ces substances, dans leur vie quotidienne et sur les lieux de travail.

Cette stratégie sera définitivement adoptée par le Gouvernement et publiée dans les tout prochains jours. Marisol Touraine, Ministre des Affaires sociales et de la Santé, en prendra également compte dans le 3ème Plan National Santé-Environnement en cours d'élaboration.

Hervé de Malières


Acceuil Biomap
NaturéO Rambouillet
1 rue de l'Etang de la Tour C.Cial de la Clairière Alimentation bio Supermarché bio Voir la fiche