Sarkozy, premier écologiste de France ?!


Sommaire
1 - Une enveloppe de 5 milliards d'euros pour le développement durable
2 - Le choix du nucléaire pour un monde plus vert ?!
3 - Un grand emprunt très éloigné des enjeux de Copenhague ?
Publié Le 15 Décembre 2009 à 19h50
 
Le président de la République a présenté hier à l'Elysée les investissements d'avenir qui seront financés par l'emprunt national. Une enveloppe de 5 milliards est prévue pour le développement durable. Une enveloppe qui a suscité beaucoup de critiques... à juste titre ?!
Annonce des priorités du grand emprunt - Nicolas Sarkozy

Nicolas Sarkozy a annoncé la répartition du grand emprunt national fixé à 35 milliards d'euros.  Avec les 5 milliards d'euros consacrés au développement durable, le Président de la République affiche clairement sa détermination de faire de la France un leader mondial des technologies vertes (véhicules du futur, énergies décarbonées, villes durables...).

Voici la répartition de l'enveloppe :

Energies renouvelables et décarbonnées : 2,5 milliards
Nucléaire de demain : 1 milliard
Transports et urbanismes durables : 1 milliard
Rénovation thermique des logements privés : 0,5 milliard

Ainsi, sur les 35 milliards mobilisés par le Président de la République pour l'emprunt national, ces 5 milliards d'euros sont prévus pour permettre à notre pays de relever les défis du développement durable. Mais les choix de Nicolas Sarkozy sont loin de satisfaire les Verts et les associations écologistes...

" Loin des sirènes de Copenhague et des grands discours, les mauvais réflexes en matière de politique nationale sont toujours là. L'emprunt national et les 35 milliards d'euros mobilisés par l'Etat passent à côté d'une véritable prise en compte des enjeux climatiques et énergétiques d'aujourd'hui et de demain. Pire, ils privilégient les mauvaises pistes (nucléaire, aéronautique,...) au détriment des vraies solutions ", indique dans un communiqué le Réseau Action Climat France qui regroupe les Amis de la Terre, le comité de liaison énergies renouvelables, Greenpeace, le Réseau sortir du nucléaire et le WWF.

Pour Eric Loiselet, tête de liste Europe Ecologie en Champagne Ardenne pour les régionales de 2010 et porte parole de Convergence-s : " Compte tenu du déficit abyssal du budget de l'état, ce grand emprunt aurait pu être un formidable levier pour la reconversion écologique du pays avec toutes les retombées économiques et sociales induites. Force est de constater qu'il n'en est rien. "