Un conte fantastique, magique... et engagé
Le réalisateur du film, Jacques Cluzaud, nous raconte comment et pourquoi ce film a été conçu :
"Pour tenter de raconter l'histoire des océans, nous avons cherché à ouvrir d'autres portes que celles des statistiques : celles d'un conte fantastique et magique, des merveilles du petit monde du récif corallien, de l'héroïsme des dauphins en pleine charge, des danses gracieuses des baleines à bosse et des seiches géantes, de l'horreur des agressions faites aux océans et à leurs créatures, de l'incroyable spectacle de la mer déchaînée dans une tempête titanesque, du silence d'un muséum des espèces disparues ...
Comme pour "Le peuple migrateur", deux familles de cinéastes se sont réunies ; des spécialistes du monde animalier aux cotés d'autres issus de la fiction pour qu' au-delà du documentaire, "Océans" devienne tout simplement un film de cinéma.
Quatre années de tournage nous ont menés en des lieux bien particuliers de notre planète que l'on pourrait classer en deux grandes catégories : ceux où la vie semble s'exprimer telle qu'elle le fit pendant des milliers, voire des millions d'années et ceux où manifestement l'ordre de la nature a sérieusement changé. La mer d'abondance que nous cherchions n'existe plus dans les endroits mis à mal par les activités des hommes : surpêche, pollution, côtes bétonnées...Comme une poignée de confettis jetés sur la planète, il reste ça et là des sanctuaires ; des espaces protégés où la vie s'exprime, ou bien renaît, avec ténacité et vigueur.
Le film a été tourné avec l'espoir qu'il ne s'agisse pas là du reflet d'une diversité révolue mais d'une vie tenace, toujours renaissante, sauvage et libre."














