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Taxe carbone : le courageux combat de Chantal Jouanno pour l'écologie

Publié Le 25 Mars 2010 à 14h52
 
"Je ne céderai pas à la petite musique qui vient dire que l'écologie, ça commence à bien faire'", a déclaré aujourd'hui la secrétaire d'État à l'Écologie lors du 34e congrès de l'association France Nature Environnement (FNE).

Concernant l'abandon de la taxe carbone, dans une interview pour Libération ce jeudi 25 mars 2010, la secrétaire d'Etat Chantal Jouanno s'est dit " désespérée de ce recul " et " désespérée que ce soit l'écoloscepticisme qui l'emporte ". Elle accuse ouvertement le Medef d'avoir " planté la taxe carbone au nom de la compétitivité ". Pour elle, " la parole de l'écologie n'est l'otage d'aucun clan ".

Elle affirme cependant que "la démission est la dernière des solutions".

"Ce ne serait pas bien joli de renoncer. Je n'ai pas le droit d'être désespérée. On est contraint d'accroître le combat. Ce qui me désespère ce sont les commentaires. La politique est un cycle permanent et répétitif. Si on attend que l'Europe prenne une décision, la taxe carbone sera reportée sine die. Cela pose un problème ontologique à la gauche comme à la droite. Nos élus et une partie de la société n'ont pas compris l'importance de l'écologie. On a vingt ans pour changer les mentalités."

Elle précise : "Si je démissionne je serais remplacée par quelqu'un de moins convaincu. Et j'ai l'obligation de porter début mai, devant le Parlement, le projet de loi Grenelle 2. (...) La politique aurait envie de démissionner et l'écologiste se dit qu'il faut se battre."

Devant le 34ème congrès de FNE (France nature environnement), qui se tient jusqu'à demain à Toulouse, la secrétaire d'Etat a estimé que le "dossier de la contribution climat-énergie n'a pas été compris, pas bien expliqué" avant d'assurer qu'elle resterait "strictement fidèle au Grenelle de l'Environnement : "Même si on doit un petit peu reculer, la digue ne cédera pas".

"Le Grenelle a besoin d'un second souffle", a-t-elle déclaré aujourd'hui à Toulouse.

"Non, je ne laisserai pas faire taire l'écologie. Non, je ne reculerai pas. Non, je ne céderai pas à la petite musique qui vient dire que l'écologie, 'ça commence à bien faire'".

Aujourd'hui, Chantal Jouanno prouve que ses convictions écologistes, contrairement à beaucoup, passent avant tout! Saluons sa combativité !

Emilie Villeneuve