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Vers une Économie responsable : la belle leçon du Brésil


Sommaire
1 - Vers une Économie responsable : la belle leçon du Brésil
2 - Les politiques aveuglés par l'économie
3 - La corruption attaquée
4 - La vieille Europe
Publié Le 10 Janvier 2011 à 10h56
 
Toutes les mesures prises par les États pour encourager ou imposer le développement durable ne suffiront pas sans un engagement et une participation forte des entreprises privées. Parce que ce sont elles qui détiennent au bout du compte le vrai pouvoir : celui de maintenir ou de changer le Monde. Mais comment les amener à assumer leurs responsabilités économiques et sociales ? L'expérience réussie du Brésil montre la voie.

Il n'est plus nécessaire d'expliquer pourquoi il est indispensable de repenser complètement et radicalement le fonctionnement de notre économie mondiale.

Les crises bancaires, financières, monétaires, institutionnelles, sociales, humanitaires... se multiplient. La biosphère se dégrade à vue d'oeil sous l'effet du réchauffement climatique lié à l'activité humaine et à un modèle économique qui privilégie le capitalisme financier, l'intérêt particulier aux dépends de l'intérêt collectif de l'humanité, le profit aux dépends du social, de l'écologie et du développement durable...
Et les risques pour l'humanité ne cessent d'augmenter : risques environnementaux majeurs touchant la biodiversité, risques de famines, risques de déplacements considérables de populations, risques de conflits armés...

Lire : Réfugiés climatiques : les mouvements de population s'accélèrent

Les Etats tentent de trouver des solutions pour agir en amont sur la pollution et éviter l'emballement du réchauffement climatique. Mais ils agissent encore trop isolément alors que le problème est mondial, et se trouvent empêtrés dans de profonds conflits d'intérêt entre économie et écologie.

L'exemple de la voiture électrique, qui fait l'objet d'une quasi propagande mondiale sous couvert d'écologie, est édifiant. Car la réalité de ce produit "vache à lait"est surtout économique. Ainsi, au lieu de tout faire pour réduire l'augmentation du parc automobile, on déplace le problème. Certes les voitures électriques ne pollueront pas. Mais les centrales au charbon, au pétrole, au gaz et les centrales nucléaires vont polluer beaucoup plus. Car il va falloir augmenter de façon considérable la production d'électricité pour répondre à l'augmentation de la demande d'énergie pour recharger les batteries de millions de véhicules. Et les nouvelles énergies vertes, malgré tous les efforts déployés, et à cause de la pression des lobbys du pétrole et du nucléaire, ne parviendront pas rapidement à prendre le relais.
L'émission de gaz à effet de serre et la production de déchets radio-actifs continuera donc de plus belle.

Autre exemple : les agro-carburants. Ils permettront de diminuer le recours aux énergies fossiles. Mais leur production et leur combustion vont générer l'émission de très grandes quantités de gaz à effet de serre.

Lire : Agrocarburant : une fausse bonne idée ?

Les experts du climat réunis au sein du GIEC (Groupe Intergouvernemental d'Experts sur le Climat) ont pourtant prévenu qui si nous ne parvenons pas à limiter, dans les toutes prochaines années, l'augmentation de la température du globe à 2°c maximum, les conséquences pour la planète et pour l'humanité seront désastreuses.

Lire : Réchauffement climatique : Nous sommes entrés dans le monde d'après

Alors sur qui compter ?