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Zéro pesticide dans les villes et villages, c'est possible !

Publié Le 9 Mars 2012 à 15h43
 
Jardins publics, squares, massifs, ronds-points, bordures de routes sont trop souvent entretenus à grand renfort de pesticides. Une source de pollution pour l'environnement et la santé que l'on peut pourtant éviter. Des communes l'ont fait !

Cesser d'utiliser les pesticides pour l'entretien des espaces verts et des voiries constitue un enjeu important pour la préservation de la ressource en eau, de la biodiversité, et aussi pour la santé. Aujourd'hui, les opérations "zéro pesticide" fleurissent partout en France. Et on s'en réjouit.

Attention, les pesticides sont partout dans les rues de la ville

Pour la plupart ce sont des herbicides. Ils sont utilisés pour nettoyer les avaloirs, les caniveaux, les bords de canal, de cours d'eau ou encore de fossés, pour désherber les trottoirs et les pelouses, pour nettoyer les espaces verts publics... Sans le vouloir chacun de nous se retrouve donc exposé toute la journée à la nocivité de ces produits.

L'environnement est lui aussi fortement impacté : papillons, abeilles, hirondelles, coccinelles, petits rongeurs... sont menacés, les plantes contribuant à la production d'oxygène que nous respirons sont touchées, et jusqu'à 40% des quantités d'herbicides appliquées sont transférées vers les cours d'eau, ce qui n'est pas sans conséquence pour la faune et la flore aquatiques et la qualité de l'eau que nous buvons.

Mieux vaut prévenir que guérir, de plus en plus de communes l'ont compris

Voilà qui est prometteur. De nombreuses communes, dans un souci écologique qui s'avère en plus payant économiquement parlant, et qui permet de valoriser considérablement les espaces publics, utilisent désormais des techniques alternatives aux traitements chimiques comme le désherbage thermique ou manuel, le paillage minéral ou organique, l'utilisation d'espèces adaptées à leur climat, à la composition de leur sol, à l'exposition (ombre ou soleil) et à l'usage choisi, le balayage préventif, un arrosage à bon escient et, bien sûr, l'achat de produits naturels. Important, les agents communaux sont formés.

Citons dans les initiatives concrètes existantes, le programme "Vert Demain" mis en place par le Syndicat mixte des étangs littoraux (SIEL) et qui accompagne plusieurs communes riveraines des étangs palavasiens, au sud de Montpellier, les nombreuses campagnes régionales lancées ici et là comme la Charte " zéro pesticide " de la Fédération Rhône-Alpes de la Protection de la Nature (FRAPNA) et signée par de plus en plus de communes du département de la Loire ou encore le programme "Objectif zéro pesticide dans nos villes et villages "dans le Loiret. La liste n'est évidemment pas exhaustive.

Jardiner au naturel, c'est bien à portée de main des communes. Un exemple à suivre... vu que la France compte tout de même 36 683 communes.

Maud Veisseire