" Journaliste environnementaliste, un combat périlleux "

Sommaire de cet article :

  1. Environnement et vérité : la menace pèse sur les journalistes
  2. Gaspillage des ressources naturelles : un sujet sensible
  3. Dénonciation de pollutions : source de menaces
Reporters sans frontières rend aujourd'hui publique une enquête intitulée " Journaliste environnementaliste, un combat périlleux ". Ce document veut pointer l'indifférence, voire la complicité, de certaines autorités peu soucieuses de protéger des journalistes qui prennent le risque d'informer sur les atteintes à l'environnement.

 

L'organisation cite treize cas de journalistes et de blogueurs tués, agressés, emprisonnés, menacés de mort ou censurés pour avoir traité de problèmes environnementaux .

Elle rappelle la nécessité d'une presse libre pour résoudre les défis écologiques .

Lai Baldé, journaliste guinéen, vit sous la menace. Tamer Mabrouk, blogueur égyptien, fait l'objet d'une procédure judiciaire. Le journaliste russe Grigory Pasko a passé quatre années en prison. Son confrère ouzbek, Solidzhon Abdurakhmanov, vient d'être condamné à dix ans de prison. Victime d'une agression, Mikhaïl Beketov, un journaliste russe, a perdu une jambe et plusieurs doigts. Maria Nikolaeva, reporter en Bulgarie, a été menacée d'être aspergée d'acide. Joey Estriber, journaliste philippin, a disparu depuis 2006... autant de journalistes qui tentent ou ont tenté de faire leur travail correctement sans le pouvoir.

Info +

Yann Arthus-Bertrand et dix membres de son équipe - assistants, techniciens et producteurs- effectuaient un reportage pour l'émission "Vu du Ciel", lorsqu'ils ont été arrêtés, le 20 février 2008, à l'aéroport de Puerto Iguazú, en Argentine. L'équipe de tournage enquêtait sur la controverse suscitée par la construction du barrage de Yacyreta, près de Posadas (capitale de la province de Misiones). Des policiers avaient observé d'un oeil suspicieux la rencontre de l'équipe avec des habitants du village d'El Brete, hostiles à la construction d'un autre barrage dans le périmètre de leur localité, avant d'interdire de vol l'hélicoptère affrété pour le tournage. L'équipe n'a été libérée sous caution que cinq jours plus tard.