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25.000 manifestants français réclament la sortie du nucléaire !

Publié Le 17 Octobre 2011 à 13h29
 
Selon le réseau Sortir du Nucléaire, 25.000 manifestants ont défilé samedi dans toute la France, réclamant la sortie du nucléaire. L'effet post-Fukushima ?
Manifestation anti-nucléaire à proximité de la centrale du Bugey.

" Avec plus de 25 000 manifestants répartis entre Rennes, Avignon, Bordeaux, le site nucléaire du Bugey à St Vulbas (01), Dunkerque, Strasbourg et Toulouse, c'est un signal fort qui vient d'être envoyé à la classe politique, témoignage de la volonté des citoyens de sortir du nucléaire civil et militaire ". Dans son communiqué de presse, le réseau Sortir du Nucléaire rappelle que certains pays européens, notamment la Suisse et l'Allemagne, ont su tirer " la seule leçon possible de la catastrophe de Fukushima " en s'orientant vers une sortie du nucléaire. Alors que 70 % de la population française se dit favorable à la sortie du nucléaire de la France le " gouvernement français persiste dans l'impasse de l'atome au détriment des énergies renouvelables " affirme le réseau.

Une des manifestations les plus actives s'est tenue à Rennes où un cortège de 15.000 personnes (selon les organisateurs mais de 8.000 selon les services de la préfecture) a défilé. Quelques candidats à l'élection présidentielle étaient présents : Corinne Lepage pour Cap21, Philippe Poutou pour le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), mais aussi Eva Joly, candidate Europe-Ecologie-Les Verts (EELV). Cette dernière s'est présentée comme la "candidate de la sortie du nucléaire". Elle a mis en garde le futur candidat socialiste à la présidentielle : "Il n'y a pas de victoire de la gauche sans les écologistes et il n'y a pas de victoire des écologistes sans les socialistes. Notre sort est scellé".

"Je crois que, en France, la crédibilité d'un scénario alternatif est forte. Tout le monde va entendre ce message, y compris le gouvernement. Il n'est pas trop tard pour prendre la décision d'arrêter le chantier de Flamanville", a pour sa part déclaré Cécile Duflot, secrétaire nationale d'Europe Ecologie-Les Verts.

Dans le sillage de la catastrophe de Fukushima provoquée par un tsunami sur les côtes japonaises le 11 mars dernier, le débat sur le nucléaire gagne une place de choix dans la campagne présidentielle. Espérons que les électeurs français, de plus en plus sensibles à la protection de l'environnement et à la consommation verte, s'intéresserons également à l'avenir énergétique de la France. D'autres voies sont possibles.

Célia Garcin