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4 ans pour améliorer l'accès à l'eau potable dans le monde...

Publié Le 26 Août 2011 à 12h30
 
Selon un rapport du Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE), 0,16 % du PIB mondial et moins de quatre ans seraient nécessaires à l'amélioration significative de l'accès à l'eau potable.

0,16% du PIB mondial, soit environ 137 milliards d'euros : c'est la somme à investir pour réduire de moitié le nombre de personnes privées d'accès à l'eau potable. Et la mise en oeuvre de ces investissements devrait prendre moins de 4 ans.

Ces propos encourageants sont tirés du rapport "Green Economy" du Programme des Nations Unies à l'Environnement (PNUE). Celui-ci a été publié à l'occasion de la Semaine mondiale de l'eau qui a débuté dimanche 21 août.

Meilleure efficacité des réseaux, une priorité selon le PNUE

"1,6 milliard de personnes vivent dans des zones déjà en proie à une pénurie d'eau et on pourrait rapidement arriver à deux milliards si rien ne change" affirme le PNUE. Des pénuries souvent liées à la capacité de production des populations sous les effets conjugués de la pression démographique et de pratiques agricoles non viables écologiquement.

Pour éviter la pénurie d'eau dans certaines régions du monde, il serait donc nécessaire d'investir 0,16% du PIB mondial dans les systèmes d'approvisionnement, de préserver les ressources et d'améliorer le retraitement et la réutilisation des eaux. Mais encore ?

Améliorer la productivité agricole avec une quantité d'eau équivalente

L'irrigation des cultures représente plus de 70% de l'eau utilisée dans le monde. Mais l'agriculture risque d'entrer en concurrence avec l'industrie dans les pays émergents. En Chine, le PNUE estime ainsi que plus de la moitié de l'augmentation de la demande en eau proviendra du secteur industriel dans les 25 prochaines années.

Des investissements dans les infrastructures, des réformes de la politique de l'eau et le développement de nouvelles technologies seront donc indispensables pour faire face à ce nouveau défi.

Mais le PNUE estime que le déficit en eau ne peut être comblé qu'en améliorant la productivité agricole. Une des priorités est d'adapter le type de cultures aux conditions climatiques locales pour réduire le volume d'irrigation. Les techniques d'arrosage devraient également être revues pour se rapprocher d'un goutte-à-goutte limitant le taux d'évaporation de l'eau. Enfin, le PNUE prône la construction de barrages et d'usines de dessalement de l'eau de mer.

Ces estimations sont très encourageantes, reste à trouver les investisseurs dans un contexte de crise financière globale...

Alicia Muñoz