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Agriculture bio : l'innovation en marche

Publié Le 15 Novembre 2013 à 15h46
 
L'INRA vient de faire le point sur les dernières avancées dans la recherche concernant l'agriculture biologique.

Engagée depuis longtemps dans la recherche en agriculture bio portant sur la génétique, les pratiques et les filières, mais aussi les attentes des consommateurs et les politiques publiques, l'INRA (Institut National de la Recherche Agronomique ) vient de présenter dans le cadre du colloque DinABio, de nouveaux résultats qui s'appuient sur un dispositif expérimental, réparti sur tout le territoire, et qui couvre les principales productions animales et végétales. Ces résultats confirment des points importants concernant l'impact de la biodiversité, la rotation des cultures, et l'impact économique positif de l'agriculture bio.

Le Premier tri efficace des lignées est possible

La demande des agriculteurs bio de variétés mieux adaptées aux pratiques et systèmes de culture en agriculture bio est importante et récurrente. L'obtention de ces espèces est tout à fait possible. Des études ont en effet montré que les expérimentations conduites dans des systèmes de culture ayant recours à de faibles quantités d'engrais et pesticides de synthèse, peuvent permettre un premier tri efficace des lignées.

La rotation des cultures de céréales limite la propagation des maladies

Le recours aux pesticides de synthèse est interdit en agriculture biologique et certaines maladies sont difficiles à traiter. La carie commune du blé, par exemple, est une maladie causée par un champignon particulièrement présente en agriculture bio. Pour lutter contre cette maladie, les études montrent que la diversification des cultures de céréales (rotation des cultures) est une bonne mesure pour limiter sa propagation. Et il existe aussi des variétés résistantes à la maladie.

L'association de céréales et de légumineuses est bénéfique, mais...

Des travaux ont porté sur les associations entre céréales et légumineuses (capables de fixer l'azote de l'air), qui permettraient de pallier en partie l'interdiction d'utiliser des fertilisants de synthèse en AB. Cependant, ce type d'association se heurte pour l'instant à la difficulté d'effectuer facilement et à un coût modéré le tri entre graines de céréales et de légumineuses.

L'utilisation de la biodiversité pour lutter contre les prédateurs naturels des cultures est efficace

La préservation de la biodiversité et sa valorisation pour la gestion des bio-agresseurs des cultures est fondamentale pour le développement de l'agriculture bio. Des expérimentations menées en Bretagne le confirment. Elles ont montré une plus forte abondance de coccinelles, prédateurs naturels d'ennemis de cultures, dans les parcelles de blé tendre bio.

Les performances économiques de l'agriculture bio sont réelles

Enfin un ensemble de travaux de l'INRA a porté sur les performances économiques, environnementales et sociales de l'agriculture bio. Ainsi une étude portant sur 144 élevages de bovins, dont la moitié en AB, montre que les performances économiques des élevages laitiers bio sont plus élevées qu'en agriculture conventionnelle, de même dans les élevages bovins de viande mais avec un écart moindre.

Tous ces résultats d'études ne peuvent que conforter les agriculteurs bio et vont dans le sens du projet de transition agro-écologique porté par le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll.

Stella Giani


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