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Agriculture bio : la région Rhône-Alpes fait la course en tête

Publié Le 27 Avril 2011 à 11h10
 
L'Agence Bio confirme que la région Rhône-Alpes demeure leader de la production de produits biologiques en France.

L'Agence bio avait recensé en France, fin 2010, 20 600 exploitations agricoles engagées en agriculture biologique sur 836 000 hectares dont 261 000 ha en conversion. Ce qui représente une progression de 2009 à 2010 de 25 % du nombre de producteurs et de 23.5 % des surfaces cultivées.

Fin 2010, l'Agence Bio dénombrait en Rhône-Alpes 2302 exploitations certifiées en agriculture biologique, ce qui représenterait 75 800 hectares de surfaces conduites selon le cahier des charges de l'agriculture biologique. Les surfaces en conversion atteindraient 21 020 ha et les surfaces bio 54 780 ha.

Alors que fin 2009 le mode de production biologique représentait 2.50 % de la Surface Agricole Utile (SAU) française, ce taux s'élevait à 4.2 % en Rhône-Alpes. Et en 2010, la part des surfaces cultivées en bio a atteint 5.1 %.

La Drôme, dont 13.1 % de la surface agricole utile (SAU) est en bio, arrive en tête des départements avec 39% des fermes bio de la région (862 fermes) et 45 % des surfaces. Elle est suivie par l'Ardèche avec 9,7% de SAU (445 fermes, 17 % des surfaces) et l'Isère (315 fermes, 13 % des surfaces).

Ces chiffres maintiennent ainsi la région Rhône-Alpes au premier rang des régions françaises pour le nombre d'exploitations agricoles, devant le Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées, et au troisième rang pour les surfaces après Midi-Pyrénées et Pays de la Loire.

Une progression de 20 % des conversions en 2010

En 2010, ce sont près de 400 exploitations qui se sont converties à l'agriculture biologique, soit une croissance de près de 20 %. Cette évolution correspond à des installations, notamment en maraîchage, et surtout à des conversions d'exploitations conventionnelles.

Parmi les 400 nouvelles exploitations, 150 font de l'élevage, bovins lait pour un grand nombre ; 180 produisent des grandes cultures; 123 cultivent des plantes à parfum, aromatiques et médicinales ou des vignes, et 100 sont en maraîchage ou en arboriculture (noix, châtaignes et olives comprises).

Les filières les plus dynamiques en termes de conversion ont été les bovins lait et la viticulture. En bovin lait, les conversions ont été initiées par l'aval avec de nombreuses laiteries qui ont décidé de développer une gamme bio.

En viticulture, les conversions sont à la fois la conséquence de la crise viticole et du choix de certaines caves coopératives de développer une gamme de vins issus de raisins biologiques. Les départements de la Haute-Savoie, de l'Ardèche et de la Loire ont connu les plus forts développements avec une croissance des surfaces atteignant respectivement 42.6 %, 38.2 % et 30.7 % en 2010.

Des produits très diversifiés

Le poids de l'agriculture biologique reste conséquent en plantes aromatiques (où le marché est fortement demandeur), en maraîchage (marché demandeur et un grand nombre d'installations se font directement en AB), arboriculture (grâce à la part importante de noix et châtaignes biologiques notamment), et désormais en viticulture où les surfaces en conversion ont été importantes.

Concernant les productions animales, le poids de l'agriculture biologique reste important pour l'élevage avicole (6.9 % de l'effectif total des poules pondeuses et 4.9 % des poulets de chair malgré une baisse globale des effectifs en volailles de chair). L'élevage caprin bio progresse avec une part de 4.8 % du cheptel total mais l'élevage ovin bio (4,6 %) régresse par rapport à 2009. A noter la progression du cheptel bovin lait bio qui passe de 1.2 % à 2.5 % des effectifs.

Grâce à la diversité des terroirs et des climats, les productions végétales biologiques de Rhône-Alpes sont très diversifiées. Ainsi la région occupait fin 2009 le premier rang à l'échelle nationale pour la production de plantes à parfums aromatiques et médicinales et de fruits (respectivement 42.7 % et 22 % de la surface nationale bio), le 3ème rang pour les surfaces fourragères, le 4ème rang pour la viticulture et le 5ème rang pour les légumes frais.

De la même manière, presque tous les élevages sont représentés avec une prédominance des ateliers de bovins, ovins et poules pondeuses. Au niveau national fin 2009, la part de la région était particulièrement importante pour les caprins (1er rang), les ovins (2ème rang) et les poules pondeuses (3ème rang).

JC

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