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Cancun : un accord timide dans un climat de confiance


Sommaire
1 - Sommet de Cancun : un accord timide dans un climat de confiance
2 - Cancun réaffirme le multilatéralisme... sans la Bolivie
Publié Le 13 Décembre 2010 à 16h38
 
Après le fiasco de Copenhague, les 194 délégations présentes sont parvenues à se mettre d'accord sur les principales mesures attendues. Toutefois, si Cancún ressuscite le processus de négociation onusien, il n'a pas permis d'avancer sur la question cruciale du renouvellement du protocole de Kyoto.
Des activistes de Greepeace ont dessiné un message sur une plage de Cancun, où se déroulait le Sommet sur le climat.
DOSSIER SPECIAL

L'accord de Cancun va-t-il permettre de nous sauver du réchauffement climatique ? Concrètement, tous les experts s'accordent à répondre que non, le réchauffement climatique ne pouvant pas être enrayée par de telles mesures. La principale vertu du texte est d'inscrire dans le marbre de nombreux points de l'accord politique de Copenhague, dont on connaît les insuffisances.

Quelles sont concrètement les avancées du texte promulgué ?

Le texte prévoit la création d'un Fonds vert pour aider les pays en développement à faire face au réchauffement et lance un mécanisme pour lutter contre la déforestation. Le Fonds vert aura un conseil d'administration dont la composition sera répartie équitablement entre pays développés et en développement. Le texte de Cancun prévoit que la Banque mondiale servira d'administrateur intérimaire pendant trois ans.

Le fond REDD + destiné à lutter contre la déforestation ne sera pas rapporté au marché carbone, ce qui devrait exclure les forêts du trafic des droits à polluer.

Les nombreuses interrogations sur la façon dont ces fonds seront alimentés restent toutefois en suspens. Un groupe d'experts mis en place par l'ONU a suggéré le recours à des financements alternatifs, comme des taxes sur les transports et les transactions financières.

Lire : Réchauffement climatique : venir en aide aux pays les plus pauvres

L'accord de Cancun poserait également les bases d'un système pour mesurer et vérifier les efforts de réduction des émissions, apportant ainsi des outils pour contrôler le respect des engagements de chacun.

Les négociations concernant le renouvellement du protocole de Kyoto, qui ont provoquées bien des tensions durant le sommet, ont elles été repoussées au sommet de Durban en 2011, soit un an avant son expiration.