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Copenhague est la ville la plus verte d'Europe, Paris n'est que dixième

Publié Le 9 Décembre 2009 à 15h36
 
C'est ce qui ressort de l'étude sur la durabilité environnementale de 30 villes européennes, présentée par Siemens lors de la Conférence sur le changement climatique de Copenhague. Cette étude mesure la performance environnementale de 30 grandes villes européennes, dont Paris, et évalue leur engagement à réduire leur impact sur l'environnement.
DOSSIER SPECIAL

Huit catégories (émissions de CO2, énergie, bâtiments, transport, eau, déchets et utilisation des sols, qualité de l'air et politique environnementale) et 30 indicateurs individuels ont servi à établir les évaluations. Combinant mesures quantitatives et qualitatives, l'analyse porte non seulement sur la situation actuelle d'une ville, mais également sur les pistes d'amélioration en cours dans chacune d'elles.

Paris dans " le top 10 " devant Londres, Madrid et Rome

Toutes catégories confondues, Paris se classe 10ème, avec un total de 73,21 points sur 100, en deuxième position seulement derrière Berlin dans le groupe des grandes villes.

Cette enquête classe Paris à la première place ex-aequo en matière d'utilisation responsable des sols " grâce à ses 400 espaces verts, mis en valeur et entretenus par un service municipal dédié ".

L'étude salue les performances environnementales de la capitale qui sont " particulièrement remarquables en matière d'émissions de dioxyde de carbone (CO2), de bâtiments, de qualité de l'eau et de politique environnementale.

En revanche, Paris obtient des scores plus en retrait dans les domaines de l'énergie et du transport, deux problématiques auxquels les pouvoirs publics ont déjà prévu de répondre dans le cadre du " Grand Paris " ".

L'agglomération parisienne obtient en outre la 6ème place en matière d'émissions de CO2, " performance remarquable compte tenu de la forte densité de population et d'activités ".

Et " Paris se hisse à la 7ème place en matière de bâtiments, ce qui représente l'une de ses meilleures performances : la capitale a une consommation d'énergie inférieure à la moyenne (des 30 villes testées) dans ses bâtiments résidentiels".

Suite à cette étude, la Mairie de Paris met l'accent sur l'enjeu des énergies renouvelables" dans le réseau d'approvisionnement en énergie " : la part de ces énergies dans la consommation globale de Paris d'ici 2020 devra être de 25 %.

" L'implantation programmée de 200.000 m² de panneaux solaires ou le développement de la géothermie et des mini-éoliennes illustrent par exemple une telle démarche ", souligne la Mairie de Paris.

Les villes européennes, championnes de la performance environnementale

" Les 30 villes étudiées, qui comptent au total près de 75 millions d'habitants, affichent presque toutes des émissions de CO2 par habitant inférieures à la moyenne européenne ", commente James Watson, rédacteur en chef de l'Economist Intelligence Unit et responsable de la publication de l'étude.

Ainsi, Oslo, la première ville de la catégorie " CO2 ", émet seulement 2,5 tonnes de CO2 par habitant et par an, soit bien moins que la moyenne de 8,5 tonnes de l'Union européenne.

Ces villes ont déjà, pour la plupart, développé et partiellement mis en oeuvre une stratégie environnementale. " Toutes doivent cependant relever de formidables défis. Les énergies renouvelables, par exemple, ne représentent encore que 7 % de leur consommation énergétique, un chiffre très éloigné de l'objectif des 20 % fixé par l'Union européenne à l'horizon 2020 ", poursuit James Watson.

Par ailleurs, la part des déchets recyclés reste en moyenne inférieure à 20 %, tandis qu'1 litre d'eau sur 4 est gaspillé à cause des fuites de canalisation.

 

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